Poultry
Alimentation des poulets de chair : quelles protéines pour relever les enjeux à venir ? -
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JRA 2019 - 13th Poultry Research Days, Tours, France
The first day focuses on reviews from academic and professionals to address common topics for the poultry industry: consumer expectations, proteins, antibiotic usage, welfare, campylobacter and economy.
More scientific update on nutrition, health, genetic, quality and sustainability are available in the proceedings.
20 Mars 2019 au Centre des congrès Vinci à Tours
WVPA - INRA - CTCPA - ANSES - ITAVI - WPSA France
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[Musique] bonjour à tous donc comme bien le dire jean michel léonie dussart de l'itavi j'interviens aujourd'hui avec patricia le cadre du sert et au pas et on va tenter de vous apporter des éléments de réponse pour la question suivante donc à l'alimentation des poulets de chair quelles protéines pour relever les enjeux à venir je vais commencer par vaux brossé un rapide aperçu de la diversité des enjeux auxquels est confrontée l'alimentation animale aujourd'hui et puis je laisserai la parole à patricia qui vous présentera aussi dans quel contexte on s'inscrit par rapport à la demande et l'évolution de cette demande en termes de production de poulets de chair et enfin on finira en vous présentant quelques pistes de quelques solutions internes de matière première riche en protéines pour répondre à l'ensemble de ces enjeux de ces contraintes l'alimentation donc vous êtes nombreux à le savoir est un peu centrale dans un certain nombre de questions et d'aspects qui touche à l'élevage et notamment l'alimentation intervient pour partie à la maîtrise de la santé et du bien-être des animaux mais aussi est un levier important la maîtrise des performances et de la qualité des produits et donc ans à l'alimentation pilote un certain nombre d'aspects économique de l'élevage donc à travers le coût de l'aliment par exemple l' indice de consommation les rendements et la qualité des produits c'est l'alimentation intervient également dans un certain nombre de critères environnementaux que ce soit lié à ce qui se passe sur l'élevage par exemple en lien avec les rejets d'azoté de phosphore ou au niveau déjà de la production de l'aliment avec le choix des matières premières et les impacts environnementaux qui sont associés à la production de ces matières premières enfin on ne peut pas formulé aujourd'hui sans prendre en compte des attentes sociales qui par exemple on s'interrogeait sur l'origine des matières premières locales importé ogm ou pas ou encore issus de zones non déforester donc pour illustrer un peu ce que je viens de dire j'ai choisi quelques exemples pour montrer le lien qu'il ya entre alimentation animale et puis les différentes différentes thématiques donc pour commencer avec le bien-être animal qui nous préoccupe de plus en plus on peut maîtriser en partie le bien-être animal à travers l'alimentation et notamment par exemple en jouant sur le niveau de fibres et plus on augmente le niveau de fibres dans les aliments on a plusieurs études qui tendent à montrer que on va améliorer un aspect du bien-être animal qui est l'apparition de lésions sur les pâtes les fameuses peau de dermatites on maîtrise aussi des aspects de qualité des produits à travers la formulation par exemple en jouant sur l'équilibré nutritionnel de la formule et notamment l' équilibre entre les différents acides aminés on peut maîtriser les rendements en produits et le la qualité des produits donc jusqu'au haut rendement technologique lors de la transformation des produits de la vous avez des résultats qui montrent que en augmentant la teneur en lysine et en maîtrisant également les proportions entre la lysine et les autres acides aminés on peut améliorer le rendement et la qualité des produits autre exemple pour illustrer le lien entre alimentation animale et des questions sociales au tour de la compétition entre alimentation humaine et animale vous avez certainement entendu un certain nombre de débats qui remettent en cause l'élevage parce qu'ils consomment des matières premières qui aurait pu être directement valorisé par l'alimentation humaine mais souvent ces débats oublie de préciser que l'élevage participe à la valorisation d'un certain nombre de produits qui ne serait pas valorisées en alimentation humaine comme les coproduits là dans l'exemple de la volaille et donc la volaille participants ça a une certaine un certain recyclage une économie circulaire et l'élevage participent à la production de protéines pour l'alimentation humaine qui ont une qualité nutritionnelle plus intéressante pour la nutrition humaine que les protéines végétales qui ont été consommés pour les produire quelques exemples chiffrés toujours sur la notion de déficiences de conversion de la protéine végétale en protéines animales vous avez en bleu l'efficience de conversion donc combien de kilos de protéines végétales il faut consommer pour produire un kilo de protéines animales et donc dès qu'on rajoute la notion de protéines consommables par l'homme donc c'est en orange on voit qu'on améliore considérablement l'efficience de conversion protéique donc c'est permet de nuancer un peu le débat et de rendre compte du fait que les productions animales finalement sont productrices net de protéines pour l'alimentation humaine pour terminer un dernier exemple entre pour illustrer le lien entre l'alimentation animale et les impacts environnementaux qui peuvent être associés à l'élevage vous savez certainement qu'en jouant sur le profil en acides aminés via la supplémentation en acide aminé libre on peut améliorer la valorisation de la protéine par les animaux et donc réduire les rejets d'azoté de la même façon en utilisant des enzymes on va mieux valoriser le phosphore qui a porté par les matières premières végétales et réduire les rejets de phosphore donc ça c'est pour des choses qui vont se passer d'un point de vue équilibre nutritionnel mais plus largement on peut aussi prendre en compte des critères environnementaux au moment de formuler pour orienter le choix des matières premières qui vous montrer dans les formules et réduire l'impact environnemental des formules donc l'idée c'est de garder un peu tous et aux enjeux en tête et de se dire que donc patricia va vous présenter un peu les attentes par rapport à la production de poulets de chair et les attentes en termes de matières premières a mobilisé il faut aussi que ces matières premières puissent répondre à ces différents enjeux merci alors on va re situer ce qui est déjà fin ce que représente la volaille dans l'alimentation animale en france rapidement il ya une spécificité effectivement en france c'est que il ya 43 % en fait les aliments du commerce qui sont fabriqués qui sont destinés à la filière volaille c'est beaucoup plus que nos partenaires européens d'abord parce que le porc représente relativement peu chez nous vu qu'on a deux fois moins par exemple de cheptel qu'en allemagne ou en espagne et qu'une partie du cheptel porcin français est directement alimentée à la ferme on a beaucoup de ruminants mais on a beaucoup d'herbage aussi donc au final les la filière qui réclament le plus d'aliments du commerce c'est la volaille si on regarde d'un peu plus près si on zoome en fait sur le poulet de chair le poulet de chair c'est donc 18 % de la totalité de ce qui est produit dans les usines d'aliments du bétail sachant qu'en filière en filaire poulets de chair ya relativement peu d'alim de ce qu'on appelle la faf la fabrication à la ferme quand elles existent sont effectivement les céréales de la ferme mais les complémentaires azotés sont apportés par des aliments du commerce voilà et si vous regardez enfin si on zoome encore un petit peu plus sur ce qui est la belle bio et a haussé ses 5 % en fait de l'ensemble des aliments qui sortent d'une usine d'aliments du bétail en france alors qu'est ce qu'on donne à manger à ses animaux ici vous avez en fait l'évolution d'une composition moyenne d'un aliment qui regroupe l'ensemble de la filière poulet c'est à dire que derrière tout ça il ya quand même beaucoup de choses différentes il ya du field il ya du poulet export du poulet label du poulet standard mais là on vous donne donc la moyenne et on a au céret ou pas un outil qui s'appelle prospective aliments qui nous permet depuis 25 ans de suivre l'utilisation des matières premières utilisées donc dans les aliments du commerce toutes filières confondues est donc on a pu vous montrer en fait l'évolution de cette formule moyenne depuis 1995 ici alors quel intérêt simplement pour vous expliquer que ce qu'on met dans un aliment poulet c'est quelque chose qui n'est jamais tout à fait stable puisque la première des choses qui joue c'est le rapport de prix entre les différentes matières premières en 20 ans nés entre elles c'est pas le prix un tracé du blé ou du maïs mais c'est bien le rapport entre l'un et l'autre donc selon les années et selon les cours mondiaux et bien on va mettre plus tôt l'un que l'autre ensuite ce qui coûte 20 ce qui compte aussi c'est le les cahiers des charges qui sont plus ou moins contraignant les évolutions en termes de nutrition les besoins nutritionnels des animaux puisque on nourrit pas na li un poulet label comme un pou l'export voilà et puis surtout aussi c'est ce qu'on veut montrer ici c'est l'évolution de la réglementation qui est sans doute la plus impactante en fait mais en fait en termes de composition d des aliments poulets de chair vous avez ici la grande rupture qui a eu dans les années 2000 quand on a interdit les farines animales alors on a suspendu pendant un an aussi les graisses animales mais qui ne sont jamais revenus les farines animales vous savez elles sont toujours interdites aujourd'hui et qu'est-ce que ça engendre et tout de suite ça fait monter en fait les importations de soja d'huile de palme ou de soja et de phosphate pour rentrer en fait est compensée en fait tout ce que pouvait apporter les farines animales auparavant et puis après il ya un certain nombre de choses qui ont permis d'améliorer en fait ce bilan import export notamment par l'amélioration la possibilité d'accès à des co produits notamment liées à la filière biocarburant des drèches par exemple de distillerie où des tourteaux de colza voilà donc l'évolution aussi de la ventilation entre les différents types de production joue aussi si demain on va vers un peu plus de nono gm par exemple plus de bio forcément tout ça va se régler il y aura des rééquilibrages qui se feront alors nous ce qui nous intéresse effectivement la partie protéique l'apport en protéines en fait des poulets de chair alors on a un benchmark et le tourteau de soja qui a ses incontournables ne serait ce que par son rapport qualité prix et sans son rapport en acides aminés et donc ici sont exposées en fait ces différents concurrents en termes de pourcentage de protéines rapporté donc aux tourteaux de soja donc un exemple on a tout au tournesol qu'on appelle eye pro qui vient essentiellement de mer noire mais on en a aussi en france qui titre aujourd'hui beaucoup plus que le le tourteau ce temps le tourteau de tournesol standards qu'on avait l'habitude d'avoir et qui permet quand même voilà d'apporter 80% de de protéines par rapport à 20 80 % de ce que pour apporter un tout autre genre alors après on n'est pas sur les mêmes acides aminés non plus la quantité c'est une chose mais la qualité c'en est une autre et pourtant ce qui est intéressant c'est de voir qu'aujourd'hui et c'est assez spécifique aussi à la filière française vous avez 24 % des protéines du dont le poulet a besoin qui est apportée par le blé et puis 50% par le tourteau de soja qui est effectivement dans cette filière à ces incontournables pour vous donner une idée si on prend l'ensemble des aliments français le tourteau de soja n'apporte que 29 pour ça en fait des protéines et le blé 13% donc là on a vraiment une spécificité sur la filière poulets de chair et donc de l'importance de ces deux matières premières pour vous le dire autrement par exemple une tonne sur trois de soja qui rentre chez un fabricant d'aliment du bétail et destinés à la filière poulet une tonne sur 5,2 une tonne sur 5,2 de maïs et une tonne sur quatre de blé alors pour réfléchir effectivement aux protéines dont on va avoir besoin demain il faut surtout réfléchir à quel va être le poulet qu'on aura demain dans nos assiettes alors nous avons eu la chance de faire une étude l'année dernière pour voir et tester en fait quels pourraient être les attentes et les évolutions en fait en termes de demande sur des produits animaux nourris avec des alimentations alternative alors ici en fait la première partie de cette étude s'était alors qu'ils avaient été financés par des fonds faso et certaines filières animales la première des choses c'était de faire un état des lieux et de regarder effectivement sur le marché qu'elle était déjà les produits animaux là je parle pas encore l'alimentation les animaux en fait qu'ils étaient souvent avec derrière un cahier des charges en alimentation alternative et on avait pris un benchmark avec l'allemagne et donc vous voyez que si on prend la filière poulets de chair on avait donc environ 22% des produits mis sur le marché qui était qu'ils étaient des animaux nourris en fait sans ogm pour 21 % et 1 % pour le bio alors c'est assez loin de ce qui se passe en allemagne où depuis déjà très longtemps les 10 via d'un certain nombre de distributeurs qui sont passés en tout en haut j'ai m sur la la complète gamme en fait de leurs marques de distributeurs alors après on va pas évoquer les autres filières là on n'a pas le temps mais tout ça nous a permis ensuite de retraduire en fait en besoins en alimentation animale les besoins de l'ensemble du cheptel français et donc si je prend l'ensemble des filières en fait on s'aperçoit qu'aujourd'hui on a environ enfin on avait en 2010 7 15% de l'alimentation qui faisait appel à une alimentation alternative donc 2% en bio et 13% en ogm et donc tout là tout l'intérêt de l'étude s'était ensuite en discutant avec tous les partenaires et on a fait travailler tous les ateliers en atelier toutes les filières c'était d'imaginer segment par segment qu'elle pouvait être l'eau l'évolution à terme de cette demande et donc on a sorti trois scénarios sachant qu'aucun de ceux là se réalisera vraiment ça sera un mix sans doute de tout ça est donc en fait on avait un scénario quitté tendancielle c'est à dire qu'on tirait simplement les la tendance des cinq dernières années un scénario contrasté où là on avait par exemple un vrai basculement d'un certain nombre d'acteurs ou une demande qui pouvait tout c'est aussi par exemple dans la restauration or hors domicile par exemple dans les cantines et c'est un peu aussi par l'administration et puis en fait un scénario de rupture ou là on pouvait effectivement passé très rapidement sur quelque chose ou le l'alternatif devenait presque le standard et qui pouvait être lié par exemple à des scandales sanitaires éventuellement ou une réglementation qui imposait un moment donné effectivement un espèce de socle commun voilà sur le nono j m alors pour vous prendre l'exemple par exemple du poulet de chair on en arrivait en termes de consommation a passé de 31% aujourd'hui d'alimentation poulets de chair nono gm et bio à le doubler en fait si on arrivait sur un essai un scénario de rupture on aura plutôt tendance à dire qu'on sera peut-être ici cinq ans sur un scénario contrasté où par exemple dans ce scénario le label qui pour nous en fait les labels qui était sur le marché était presque à 50% des jeunes ogm passait entièrement à 100% en ogm plus d'autres créneaux en fait qui passeraient sur du non ogm voilà donc un scénario intermédiaire ou peut-être 54% donc ça devient la majorité de l'alimentation des poulets de chair est une alimentation alternative alors quelles matières premières pour y répondre bien sûr alors l'étude nous a aussi montré puisqu'on a un modèle en fait qui nous permet surtout et c'est ça qui est intéressant de comprendre que quand on a un certain nombre un pool de matières premières disponibles mais qui a une vraie compétition entre les différentes filières animales et donc en fait non un modèle au céret opa donc prospective aliments qui nous permet justement de voir qui va s'approprier les matières premières qui est capable de payer celle fin c'est un jeu de chaises musicales en permanence et c'est ça l'intérêt du modèle c'est de voir vraiment globalement ce qui se passe et qui capte ces matières premières et on s'est aperçu que la première des choses intéressantes ça sera déjà d'avoir des matières premières qui seront concentrés en protéines parce que plus elles sont concentrées en protéines plus elles sont polyvalentes et plus elle perd elle rentre en fait dans un certain nombre de d'aliments qui pourraient par exemple être relativement contrat je prends l'exemple du label où on n'a pas beaucoup de place pour mettre de la protéine quand on a déjà un minimum en céréales qui qui qui est imposé donc concentrés en protéines non ogm bévue je pense que c'est une attentes sociétales assez forte non déforestation peut-être origine france pourquoi pas des profits d'un acide aminé forcément adapté donc un peu le mouton à cinq pattes ce qui est quand même assez notre spécialité en france alors on a pas mal alors il faut comprendre aussi qu'on n'est pas déficitaire en protéines en france en france on est excédentaire puisqu'en fait on exporte plus de protéines sous forme essentiellement de blé qu on en importe sous forme de tourteaux de soja donc on est excédentaire d'environ 2 millions de tonnes de protéines femmes c'est que nous en fait ce qui nous manque c'est matière première riche en protéines c'est-à-dire supérieure à 15 % de matières azotées et on travaille quand même beaucoup là dessus et on peut dire que la france est très très bons élèves au niveau européen puisque en fait depuis 15 ans on a on n'a pas arrêté de baisser nos importations de tourteaux de soja de tout cela conventionnelle donc ogm et de tourteaux de soja non ogm parce qu'on a trouvé des solutions on a travaillé les nutritionnistes ont travaillé que globalement le sourcing a été fait aussi pour trouver d'autres matières premières mais on arrive à quelque chose d'assez incompressibles qui était aux alentours de un petit peu moins de 3 millions de tonnes et en termes de soja non ogm autour de 455 ans à 100 mille tonnes et on s'aperçoit qu'effectivement c'est assez compliqué parce qu'on n'a pas d'autres solutions notamment pour la filière poulets de chair et pour une partie de la filière lait qui sont les plus grosses consommatrices en fait de ce jeune ogm ou qu'il était en 2017 alors on a quand même un vrai souci c'est que globalement on a une indépendance protéique au niveau français qui est relativement élevé par rapport à la moyenne européenne voyez en était à 54 % contre 35 % sur l'union européenne c'est bien mais c'est pas suffisant et vous savez aussi qu'on est en train d'écrire un nouveau plan prend protéines et que ce qu'on cherche c'est effectivement amélioré cette autosuffisance et que c'est quand même assez compliqué sur certaines filières comme on vient de le voir et que quand on améliore quelque chose pour l'un souvent en fait on diminue en fait l'intérêt qu'il y a dans une autre filière et c'est ça un peu le problème ici vous avez en fait aussi le suivi qu'on a pu faire qui vous montre si vous regardez complètement sur la droite que la dépendance aux importations donc là je je je parle plus de d'autosuffisance mais là de dépendance aux importations c'est celle de l'autre côté de la pièce voyez qu'on est à 42 % de dépendance aux importations pour nos matières premières enfin pour nos protéines et que ça pas bougé depuis 10 12 ans alors qu'on a baissé nos importations de soja rem dire mais c'est pas normal est ce parce qu'en fait les solutions qu'on a trouvé qu'on a amélioré le tour de dédain dépendance de certaines filières mais finalement on habille épaules pour déshabiller jacques et quand on a amélioré l'indépendance des filières de volaille on a diminué celles des vaches laitières on a diminué un peu celle des porcins voilà donc c'est un jeu de chaises musicales où tout le monde n'est pas gagnant donc il faut trouver des solutions au tout le monde soit gagnant alors il ya différents leviers en fait pour satisfaire les besoins de demain soit on grappille un petit peu d'hectares aux céréales et on essaye de développer des des quantités de matières premières françaises notamment des sojas des protéagineux on essaye d'augmenter la concentration en protéines des matières premières françaises qui sont à disposition soit de manière variétale 22 sélections variétales soit à partir de process technologique soit on identifie des nouvelles sources de protéines comme les insectes les albums dont on parle beaucoup soit on réduit aussi les besoins des animaux en protéines donc au travers de toute la recherche qu'on peut faire sur la protéine idéal mais aussi faut pas oublier les efforts qu'on peut faire en termes de sélection animale tout ça pour augmenter en fait la souveraineté protéique française parce qu'on a un vrai une vraie recherche de durabilité toute l'idée aussi cessé la durabilité du système de protéines végétales française est donc en fait on s'est inscrit dans le programme vocal hymne qui a dépeint quitte un programme sur cinq ans où on a testé six matières premières françaises alors il ya eu des pleins des tapas il ya eu des choses qui ont été faites directement in vivo pour voir en fait t il regarder un petit peu ce que ce que faisait ces matières premières quand elle était ingéré par les poulets six matières premières françaises testées donc à un horizon de 1023 sur l'ensemble des filières animales pour prendre justement en compte cette compétition éventuellement interfilières donc on a testé une nouvelle matière première qui étaient les farines d'insectes le soldat noir si je ne m'abuse une matière première locale qui était un tourteau de soja français des huiles et aujourd'hui les tourteaux de soja français sont extérieurs c'est à dire riche en huile ici et donc on passait sur un process 18les des matières premières enrichie par des nouveaux procédés donc il s'est agi d'un tourteau de colza et au tournesol bluthé c'est à dire que le tourteau déjà existants ont leur mouline pour en sortir encore une partie de fibres est donc arrivé à concentrer en protéines un tourteau de colza dans la graine avaient été des pellicules et et un lupin décortiqué voilà alors on s'est rapidement aperçue dans une première phase qui avait trois matières premières qui étaient très contraignante et qu'on allait un peu éliminées pour se dire que c'était les solutions à cinq ans notamment parce qu'elles sont très peu disponible en termes de volumes parce qu'elles peuvent être captées par l'alimentation à nîmes humaines notamment et parce qu'en fait ce qu'on pouvait rentrer dans le modèle c'était de l'échelle du trait de crayon et que ça n'aurait aucun impact finalement sûr sûr sûr cette indépendance protéique et puis par contre on s'est aperçu qu'il y avait trois tours taux très intéressants donc les trois tours tôt qu'on a appelée enrichi avec deux seulement qu'ils étaient très intéressants pour la volaille mais c'était quand même intéressante tester l'autre parce que s'ils rentraient dans une dans une filière qui n'était pas la volaille ça pouvait peut-être laisser un peu plus de place à la volaille pour aller chercher un peu plus de volume dans les deux autres tours tôt donc on a voulu rester vraiment proche de la réalité donc en fait on a proposé à notre modèle on a switché en fait des tourteaux existants par ces tourteaux enrichi et donc on a imaginé qu'il y avait dix usines françaises en fait qu'ils passaient complètement sur ces procès cela on a regardé les rendements bref on a essayé de faire quelque chose qui était imaginable à 5 ans et donc on a comme ça switcher 750 mille tonnes de tourteaux de colza et de tournesol et qui ont les a proposés aux modèles alors ce qu'il en est sorti c'est que le taux tourne seul qu'on appelait hp plus alors ça c'est un scoop à parce qu'on a encore pas sortis tous ces résultats là c'est tout frais bien ça semblait effectivement le plus adapté aux aliments poulet puisque 47% des débouchés en fait de ces deux cent mille tonnes qu'on a proposé dans le modèle allait à la filière volaille afin aller à la filière du poulet et plus généralement la filière voilà il 69% après les ports aussi son intéressé par cette matière première en volume c'est le deuxième la deux le deuxième débouché après les poulets de chair après on s'aperçoit que les vaches laitières ne capte pas ces deux matières premières et que les bovins viande pas du tout le deuxième tour tôt alors en volume on avait beaucoup plus ses 450 mille tonnes et là aussi on s'aperçoit qu'il est très intéressant pour le poulet qui captent 42 % des volumes disponibles et 74 % si on prend l'ensemble de la filière volaille et le sol de veau aux aliments porcin rien ne part sur de l'aliment ruminants et puis enfin le dernier c'était le tourteau de colza bluthé et celui là en fait n'intéresse que les aliments port et donc n'allait pas du tout sur les poulets alors pourquoi cette intéressante pour plein de choses la première des choses c'est que les petits bâtons noir en fait c'est les volumes de tourteaux qui sont rentrés en filière poulet et en rouge vous voyez en fait ce qui en est sorti du coup qu'est ce que ça a chassé et ça a chassé effectivement des matières premières d'importation qui était le tourteau de soja non ogm et du tourteau de tournesol l'ukrainien non ogm alors ça veut pas dire qu'on en apportera moins ça veut dire que ce tour tôt il est disponible du coup pour d'autres filières et puis on a aussi enlevé une partie fin on a on a sorti une partie n'a tourteaux tournesol eye pro non ogm non plus mais qu'ils étaient français donc il reparti sur d'autres filières et puis on a augmenté un petit peu le recours au maïs et à ses co produit par exemple alors c'est intéressant parce que ça a fait bondir en fait le taux d'indépendance protéique de la filière volaille qui a gagné 17 points alors le poulet sa gagné 17 points d'autonomie protéique donc c'est quand même quelque chose d'énorme on est passé en fait de 45 % d'autonomie protéique à 62 % d'autonomie protéique et en fait il faut savoir qu'il ya deux choses qui permettent cette amélioration il ya le fait déjà dans notre modèle on est parti sur le scénario contraste est donc en fait on a plus de demandes en ogm et la demande en ogm en fait elles captent d'abord les matières premières locales donc forcément on améliore mécaniquement notre taux d'indépendance protéique et la deuxième chose et donc du coup on a on diminue par contre le taux d'indépendance protéique des filières standard c'est une évidence mais pas tant que ça parce qu'au final on a aussi moins de volume en standard à satisfaire et vous voyez qu'ici en fait c'est bien la filière non ogm qui a fortement augmenté son taux d'indépendance protéique voilà donc ça c'est intéressant alors ça c'est la première des choses ce qui est intéressant surtout aussi c'est que finalement ce qu'on a montré la nana pas on n'a pas déshabiller paul pour habiller jacques c'est à dire qu'en fait toutes les filières animales ont profité et ont amélioré leur indépendance protéique donc au niveau français on a vraiment amélioré les choses après en terme d'économie on a regardé à quel prix fallait vendre ces tourteaux pour qu'il soit utilisé fako ces volumes là soit utilisée est ici en fait on voulait en art on vous montre en fait qu'elle est là le prix départ-usine auquel il faut les acheter enfin auquel on peut les vendre en tout cas est en rapport en fait du tourteau de soja non ogm douala d'importation c'est notre benchmark et vous voyez que l'on peut vendre donc ces tourteaux plus cher que des tourteaux de colza normaux ou des torts des tourteaux tournesol déjà à y promet pas ay pro plus donc ça c'est une bonne chose et ce qui est surtout très intéressant c'est que même en achetant du coût des tourteaux plus cher on fait quand même réaliser des économies à la filière puisque la filière poulets de chair améliore son coût matière première de 2,8 pour cent donc c'est quand même plusieurs dizaines de millions d'euros et que au niveau de la ferme france et de toutes les filières animales ça améliore aussi les économies donc on peut améliorer notre autonomie protéique tout en faisant des économies alors la seule chose à vérifier et c'est pas la moindre quand même voilà j'ai fini je vais laisser la parole à à léonie pour conclure c'est que quand même en fait il faut maintenant vraiment être sûr que l'on puisse avec cette valorisation de ces tourteaux la payait le process donc ça c'est une étape qui est très importante qui va falloir vérifier avec les légendes et filières désolé au oléagineuses mais il semblerait que ce soit quand même quelque chose de possible et et donc voilà c'est quand même plutôt une bonne nouvelle alors après effectivement tout ça est très liée à la caractérisation des matières premières qu on a rentré dans nos matrix qui est aussi sans doute affiner mais bon c'est un premier jet qui montre qu'il ya des solutions intéressantes en france voilà dans la filière poulet et donc une partie du programme vocal hymne donc avait à coeur de vérifier aussi que quand on va vers ce type de solution que qu'on a qu'on a un peu sélectionnés pour améliorer l'autonomie protéique on va pas dégrader d'autres aspects de la durabilité donc on a voulu faire une évaluation plus globale alors aujourd'hui ce sont des résultats encore en cours d'acquisition donc quand il ya un certain nombre de choses qu'on a pu vérifier et d'autres choses qui sont encore à consolider mais on a montré donc que la substitution du tourteau de soja par ces tourteaux secondaire enrichi avait plutôt globalement des conséquences très positives au niveau des filières poulets de chair donc d'abord elle améliore l'autonomie protéique et même plus largement pour toutes les filières animales alors là le pour le coût alimentaire le poussez pas dans le bon sens le coût alimentaire et réduit donc c'est plutôt une amélioration c'est plutôt positif de la même façon donc on n'a pas triché en a parlé fait aussi des essais in vivo on a vraiment tester ces formules sur des animaux et on a montré comme ça avait pu être évoqué en introduction que lorsqu'on utilise ces tourteaux plus riches en fibres on avait tendance à améliorer un aspect du bien-être animal qui est l'apparition de peau de dermatites et enfin ça favorise plutôt aussi l'hôtel l'utilisation de matières premières non ogm qui est une vraie attente de de la société enfin des résultats qu'on commence à après sentir mais qui restent à consolider il semblerait que c'est matt ces régimes pardon plus riches en fibres améliore la valorisation de certains nutriments comme l'azoté le phosphore de dans l'alimentation et donc permet dans le dans la foulée de réduire les rejets de ces nutriments enfin dès lors qu'on substitue du tourteau de soja par des tourteaux secondaire on améliore l'impact potentiel sur le changement climatique puisque on va s'affranchir d'une matière première qui est majoritairement produite sur des zones déforestées en revanche on a tendance à dégrader on va dire l'impact potentiel sur l'utilisation des surfaces parce qu'on prend place le soja par des matières premières qui ont des rendements moindres pour conclure donc par rapport aux différents leviers qu'on avait pu évoquer augmenter la quantité de matière première française à disposition oui ce serait une solution il reste encore à lever un certain nombre de freins plus tôt on va dire organisationnel certainement au sein des filières avec certainement un meilleur dialogue a trouvé entre les filières végétales pour qu'ils aient une connaissance de nos besoins tout en gardant en tête que au niveau des filières végétales ya aussi besoin d'avoir une certaine cohérence au niveau de la seulement pour des raisons techniques aussi augmenter la concentration des protéines des matières premières françaises oui donc ça semble la meilleure solution par rapport aux simulations qu'on a pu faire jusqu'ici notamment par rapport donc au développement de nouveaux procédés technologiques pour donc à court terme quand même puisque ce sont des matières premières qui existe déjà mais en faible quantité mais qu'on pourrait généraliser améliorer donc l'autonomie protect de nos filières identifiées de nouvelles sources de protéines ça reste à consolider mais il ya beaucoup de travaux en ce moment qu'ils s'attèlent mieux caractériser ces matières premières comme les insectes mais aussi des leviers réglementaires qui restent à lever et et on a besoin pour ses matières premières laquelle soient plus disponibles à des prix raisonnables et aussi dès que les productions soient stabilisés pour que ce soit vraiment une solution qu'on puisse mettre en oeuvre et enfin améliorer l'autonomie de nos filières peu en partie passé par un travail sur la sélection animale par exemple pour aller vers des animaux qui sont plus aptes à valoriser ces régimes un peu plus complexe mais ça sera pas le on va dire le levier le plus important par contre ça pourra contribuer à à aider dans la mise en place d autre levier