JRA 2019
Les nouvelles attentes des consommateurs - New expectations from consumers
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JRA 2019 - 13th Poultry Research Days, Tours, France
The first day focuses on reviews from academic and professionals to address common topics for the poultry industry: consumer expectations, proteins, antibiotic usage, welfare, campylobacter and economy.
More scientific update on nutrition, health, genetic, quality and sustainability are available in the proceedings.
20 Mars 2019 au Centre des congrès Vinci à Tours
WVPA - INRA - CTCPA - ANSES - ITAVI - WPSA France
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[Musique] alors je suis elsa delanoue je travaille pour l'italie est également pour l'institut de l'élevage et l'ifip donc les trois instituts techniques des filières d'élevage et on vous propose avec françois atayi de terrena aujourd'hui une présentation d'introduction sur les nouvelles attentes des consommateurs vis-à-vis de l'élevage donc beaucoup de choses ont déjà été dites de ce matin en introduction l'objectif c'est donc pour ma part de faire un état des lieux un bilan de ses attentes des consommateurs et ensuite françois attali prendra la parole pour insister pour expliquer la manière dont le secteur professionnel peut s'en emparer et s'y adapter donc voilà une présentation en deux parties et donc plutôt centré d'abord sur les perceptions de l'élevage par la société ensuite je laisserai la parole à françois attali de pour ma part je vais centre et mes résultats sur le projet acceptent qu'ils essaient terminer en 2018 c'est un projet casdar piloté par l'ifip mais dans lequel les instituts techniques se sont impliqués également d'autres partenaires l'inra l'université rennes 2 pour le secteur de la recherche du des partenaires de l'enseignement est également les interprofessions je vais passer rapidement sur ses résultats parce que finalement déjà ils ont déjà été un petit peu évoquée il ya deux ans aux dernières jr a et que comme je le disais tout à l'heure il ya des pas mal de résultats qui ont déjà été exposées précédemment alors je vais commencer par poser une question quand même qui permettent d'avancer est ce que vraiment l'élevage et est controversée en fait si on se base sur des enseignements des définitions qu'on trouve dans la sociologie qui explique le phénomène de controverse on se rend compte qu'on est vraiment ici sur face à un phénomène de controverse l'élevage n'est pas le seul secteur qui est controversée il existe des controverses sur plein de sujets ce qu'on se rend compte c'est que généralement c'est un peu tout le temps la même dynamique là même le même processus est celle d'un petit peu à comprendre ce qu'on a actuellement ce à quoi on doit faire face actuellement la controverse c'est un conflit qu'on dit public donc je précise un conflit donc on a deux parties en opposition donc très schématiquement dans le cas de l'élevage on aurait d'un côté le secteur associatif qui a tendance à critiquer l'élevage et de l'autre côté le secteur de l'élevage le monde de l'élevage qui auraient tendance à se défendre c'est bien sûr une manière de voir un petit peu schématique même très schématique parce qu'au sein même de ces deux univers en opposition les avis les points de vue ce ne sont pas homogènes au sein de l'élevage c'est facile à comprendre on n'a pas tous la même vision pour l'élevage de demain il suffit par exemple de regarder la diversité des syndicats agricoles qui ce qui bat parle pas souvent d'une même voix sur ce sujet là des attaques des associations ils ont tendance justement à parler d'une même voix et ensuite les associations elles-mêmes ne sont pas tout homogène dans leur point de vue et dans leurs ambitions pour l'élevage certaines d'entre elles militent pour une amélioration de la prise en compte de l'environnement quand d'autres c'est une amélioration de la prise en compte du bien-être animal au sein de celle ci on a des associations qui souhaitent juste une amélioration des pratiques quand d'autres souhaitent la fin de l'élevage ce ne sont pas toutes les mêmes associations ensuite c'est un conflit qui est public c'est à dire que on est on va chercher à exposer ses arguments et ce n'est pas un conflit qui se déroule dans un cercle fermé c'est le public qui va juger ça c'est un point important j'y reviendrai après et ensuite une controverse enfin se structure autour d'incertitude et ans qu'on se rend compte c'est que finalement l'élevage est actuellement une activité qui suscite des incertitudes et qui ne met pas tout le monde d'accord ce qui du coup permet l'émergence de points de vue divergents ou différent en tout cas donc je disais c'est un conflit publics etc ça en fait tout l'enjeu d'une controverse à bien comprendre c'est que dans une controverse le jeu ce n'est pas d'avoir raison c'est de rallier le public à sa cause et pour rallier le public à sa cause il peut y avoir plein de stratégies différentes bien sûr avoir des bons arguments qui sont convaincants pertinent et convaincante pour réduire cette marge d'incertitude et c'est là que la science est beaucoup sollicité dans une controverse pour produire des références pour produire des preuves mais également on a des stratégies de contrôle de l'image deux pour gagner la confiance du public parce que finalement on peut avoir les meilleurs arguments possibles si le public ne fait pas confiance en l'acteur qu'il les aimait ils n'auront pas d'impact pour les pour convaincre et ensuite on voir des stratégies pour publiciser le débat rebondit publiciser le débat c'est à dire essayer de médiatiser les arguments de concerner un maximum de public ou au contraire de le restreindre au sein d'un acteur qu'on considère comme légitime à débattre et enfin le dernier point à comprendre sur ce le processus d'une controverse c'est que c'est un processus créatif créatifs parce que en fait on est actuellement dans un climat même si on fait beaucoup appel à la science dans une controverse dans un climat de méfiance envers la science envers les élites on a tendance à critiquer la production scientifique en douter et tout c'est ce qui permet l'émergence d'une controverse et tous ces débats finalement se rend compte que sur un temps long vont aboutir à la construction de nouveaux consensus c'est à dire que à l'heure actuelle ce qui est en train de se jouer c'est une nouvelle définition du sens de l'élevage au sein de la société dans son ensemble on est sorti d'une définition de l'élevage qui se faisait au sein de l'élevage avec les acteurs de l'élevage aujourd'hui le reste de la société donne son avis et envie de participer à cette construction de l'élevage de demain donc je disais l'élevage source d'incertitude pourquoi dans le cadre du sud du projet accepte on a essayé de on2 rencontrer les acteurs qui s'expriment sur l'élevage donc y compris le monde de l'élevage le monde professionnel mais aussi les associations les acteurs qui critique et on s'est rendu compte que dans leurs arguments ont retrouvé différents points de cristallisation des débats des sujets qui font débat et qui finalement traduisent une incertitude tous ces sujets on peut les regrouper en quatre grandes thématiques l'environnement le bien-être animal l'aspect sanitaire et le mode de production et en fait j'ai misé toutes ces petites tous tous ces mots clés en réseau parce que finalement dans les argumentaires des acteurs les sujets sont mélangés se font référence et on a finalement très peu d'acteurs qui ne travaillent uniquement que sur la question des antibiotiques ou du bien-être animal les associations de protection de l'environnement ou du bien-être animal des fois tu divagues un petit peu ou glissent leur argumentaire glisse vers d'autres thématiques pour essayer de convaincre le plus de gens possible et en mettant encore une fois en lien toutes ces références tous ces liens qui sont faits dans les argumentaires entre les différents sujets de débat on se rend compte que les points qui sont systématiquement évoqués sont le logement des animaux en particulier plein air ou élevage en bâtiment et le système intensif le mode de production c'est à dire que ces points là sont systématiquement abordés dans les arguments et que ce sont finalement les enjeux principaux auxquels les filières doivent réfléchir la manière dont on loge les animaux et la manière et le modèle de production et enfin donc l'ensemble des travaux qui ont été menés dans le cadre de ce projet accepte qui a duré un peu plus de 3 ans nous a permis de dresser une typologie des profils de citoyens français en fonction de la leur perception de l'élevage et donc c'est un une typologie qui a été construite à la fois qualitativement mais aussi statistiquement donc on a 10% de notre échantillon qui n'est pas classée parce que en fait tous les autres petits personnages qui sont classés ici ressemble à 80% dans leurs réponses au groupe dans lequel ils sont placés c'est à dire que la typologie est assez robuste non on a quand même 10 % des gens qui ressemble un petit peu à deux groupes dont qu'il était difficile de les classer fortement ce qui est important d'avoir en tête c'est que la moitié de notre échantillon nous l'avons placé dans un groupe qu'on a nommé progressiste ce sont des gens qui ne sont pas contre l'élevage au contraire qu'ils soutiennent même une diversité des modes de production qui ont qui consomment des produits animaux qui ont envie de continuer en consommer mais qui ont besoin d'être rassurés parce que leurs caractéristiques principales c'est qu'ils déclarent méconnaître l'élevage et avoir un besoin d'information à l'heure actuelle les informations principales qu'ils reçoivent par les grands médias nationaux sont plutôt des informations plutôt anxiogène ce qui explique une inquiétude au sein de ce groupe de citoyens ensuite le deuxième groupe en termes de proportions sont les alternatifs donc 24% de l'échantillon sont ici des personnes qui sont fortement opposés au modèle de production intensif qui sont pas contre l'élevage ils sont contre le modèle intensif qui perçoivent comme industriels donc ces gens là consomment des produits animaux mais plutôt en modérant leurs consommations sont pas contre le principe de l'élevage mais il souhaiterait un développement de l'élevage bio iqu d'autres modèles alternatifs le troisième groupe est un groupe qu'on a nommé les compétiteurs c'est un groupe assez typique parce que c'est le seul groupe qui nous déclarent plutôt bien connaître les filières d'élevage c'est là des gens qui souhaitent que l'élevage français gagnent en compétitivité augmente sa production et augmente son ex et exportation pour économiquement être compétitif sur les marchés internationaux et donc là c'est voilà je disais c'est typique parce que c'est des gens qui déclarent plutôt bien connaître les filières étonnamment on a un groupe de sans avis qui ne représente que 3% notre échantillon on s'attendait à voir beaucoup plus ça veut dire qu'on a que 3 % de notre échantillon de gens qui clairement ne se préoccupe pas de leur alimentation alors encore une fois on est sur du déclaratif le tout ce que je tousse que j'expose ne traduit pas des comportements de consommateurs mais vraiment des visions de citoyens on n'a que 3 % des gens qui dans leur réponse ne se prononcent pas ne savent pas déclarent ne pas avoir d'intérêt pour la question et ne pas avoir envie d'avoir davantage d'informations et enfin on a un groupe là aussi très typique mais très minoritaires 2 % de personnes qu'on a nommé les abolitionnistes qui sont ici des personnes qui sont choqués par le principe de l'élevage donc c'est des personnes qui considèrent qu'il est immoral de maître montre des animaux de les élever et ensuite de les mettre à mort pour en consommer leur chair sont vraiment choqué par le principe de même c'est philosophiquement presque et ça représente que 2 % au sein de ce groupe là on a zéro enfin non au sein de l'échantillon complet on à 0,1 pour cent de notre échantillon de personnes qui se déclarent vegan donc c'est important d'avoir ça en tête parce que finalement c'est un groupe qui est dont les points de vue sont très médiatisées mais qui concrètement son est très minoritaire je précise que cette étude a été réalisée en 2016 et qu'on aura réactualisé certains de ses résultats en 2010 8 et que les proportions ce restent les mêmes et les chiffres ont assez peu évolué donc pour finir j'insiste sur le groupe des progressistes qui considère qui consiste qui constitue vraiment la cible de la controverse c'est à dire que le groupe ici qui est dans l'incertitude dans l'inquiétude et à qui il faut apporter des réponses et des assurances c'est ce groupe de progressis de gens qui consomment des produits animaux qui soutiennent l'élevage mais qui souhaiteraient globalement une amélioration des systèmes sur des points qui sont assez difficile pour eux à définir clairement mais un petit peu plus de bien-être animal un petit peu plus d'environnement mais des gens qui connaissent pas bien les pratiques et qui sont intéressés par le sujet voilà pour ce bilan des perceptions de la société la parole merci mais je vais prolonger en essayant de d'éclairer dans une certaine mesure cette controverse en leur mettant dans un contexte qui est un contexte social et attentes des consommateurs je pense qu'il faut tenir compte du fait que on est aujourd'hui dans un monde particulièrement anxiogène parce qu'on en fait on est dans un changement de paradigme et parce que et les deux vont ensemble parce que on a devant nous des vrais problèmes à résoudre et dont on n'est pas très sûr d'avoir les capacités de les résoudre et de se mettre ensemble pour les résoudre les quatre problèmes parce qu'après on pourrait aller plus en profondeur par rapport à ça mais les quatre murs dans une certaine mesure qui sont devant nous et dont on a tous conscience c'est l'environnement on a conscience d'une vraie problématique environnementale climatique devant nous dont on sait que si on change pas nos paradigmes elle ne devrait que s'amplifier on a d'énormes problèmes sanitaires qui sont là aussi devant nous qui sont de plus en plus d'autos comprend de plus en plus qu'ils sont liés à l'environnement et dans l'environnement l'alimentation est capitale à la fois comme cause et comme effet je quand je parle des problèmes sanitaires c'est l'explosion des maladies immunitaires des allergies du diabète et cancer alors qu'ils sont qui sont devant nous qui vont coûter cher à la société et pour lesquels au fond on n'a pas beaucoup non plus de solution d'éradication des causes je vais te donne juste un exemple un il ya beaucoup de débats par exemple sur le cancer il faut savoir que le nombre de cancers augmente donc souvent on est un peu aveuglé par le fait que la mortalité du cancer diminue parce qu'on soigne de mieux en mieux le cancer mais le nombre de cancers au contraire augmentent énormément c'est juste pour mettre les chiffres un regard et puis d'un autre côté je pense qu'on a deux autres problématiques qui sont au moins aussi importante c'est que on est en pleine crise de fracture sociale et judy toujours autant culturelle qu'économique et une partie des controverses s'entretiennent de ses fractures sociales et avec des quiproquos énorme qui d'ailleurs se traduit entre autres par les décalages entre les effets médiatiques d'un certain nombre de mouvements et la réalité et qui nous relie au quatrième pilier des problèmes qu'on a à faire face c'est la crise de la confiance qui est pour moi une crise de la représentation alors la crise de la représentation pour donner plein d'exemples je pense pas d'abord à leur représentation politique je pense d'abord à la représentation marchande et médiatique la première crise de représentation c'est ce qui vient d'être évoqué c'est que 1% de la population même pas 1% de la population peut donner à l'impression à l'ensemble des acteurs d'une population qui a un problème alors que c'est eux qui génère ce problème d'aucune sorte d'inflation du discours par rapport à la réalité qui fait qu'au fond quand on a ça il ya toujours le sentiment que ce qui est dit ne correspond pas à ce que je vis mais en même temps avec une us qu'on appelle une volonté de réduire la dissonance cognitive c'est d'être tenté de s'approcher de ce qui est dit pour pas qu'ils cette rupture soit aussi forte l'autre moteur de la crise de la représentation on en est tous largement responsables et les premières victimes c'est sans doute les scientifiques paradoxalement rue on est tous responsables c'est qu'on entretient un décalage entre ce qu'on dit les images de ce qu'on fait ce qu'on fait et de tous les côtés alors comme je suis directeur marketing depuis des dizaines d'années je fais partie des gens les plus responsables de ça c'est à dire au fond au lieu de communiquer sur la réalité avec les consommateurs on communique sur et au travers des représentations qu'il dit hier qu'il simule qu'il motive quittait ce que ces représentations soient de plus en plus éloignés de la réalité et puis en face de ça parce qu'il ya cette rupture on a des acteurs qui eux aussi se deviennent complices de cette trahison parce que je pense jean pas le mot trahison parce qu'en fait la rupture de la présente représentation aujourd'hui est vécue comme une trahison collective et dans la trahison collective plus personne n'a confiance en personne et il est très facile de devenir les otages de mouvement ou de prises de paroles qui font prendre la partie pour le tout quand je dis qu'on est tous responsables c'est évidemment que quand communication présente la filière volaille au travers d' images où on a trois poules qui se balade dans la campagne comme des images de martine à la campagne on triche on triche entre le contenant et le contenu et puis dans un premier temps on n'en voit pas les effets on en voit les effets positifs c'est que ça mobilise et c'est pas très important et puis quand on est acteur nous mêmes on triche aussi parce qu'on ne dis pas que ce n'est pas vrai puisque on profite de la situation on laisse courir ces images et aux fonds créé une rupture énorme entre ces images et la réalité et il est très facile après pour d'autres acteurs de venir dénoncer cette rupture en prenant eux aussi des images qui ne révèle pas la réalité mais prendre encore l'arbre pour la forêt et qui dénonce à partir de quelques images l'idée de ce décalage entre ce qui est dit et ce qui est fait au nom d'une tromperie collective et nutrition collective et en fait on embarque tout un débat des controverses mais pas que de ton contrebasse dans cette rupture de charge qui fait qu'à un moment il faudra sans doute s'interroger sur la façon dont on peut relier ce que j'appelle le content contenu des images à la réalité de telle sorte que justement la réalité à laquelle s'attelle les scientifiques dans leur volonté de la connaître il à décrire puisse retrouver un niveau de crédibilité qui sont en train de perdre puisque de toute façon le sentiment collectif c'est qu'on nous cache la réalité qu'on nous a trompés sur la réalité donc les premiers à nous avoir trompé c'est ce dont c'était la vocation c'est s atteler à la réalité ce qu est un paradoxe une aporie terrible mais c'est quand même là dedans qu'on est aujourd'hui dans ce contexte en fait on est aussi à avoir on a à traiter d'une multitude de demandes je pense qu'il ya un axe qui traverse toute la société sait comment produire et consommer autrement c'est un axe qui nous traversent sachant que je joue beaucoup à la patate chaude et dans la patate chaude en général ceux qui sont le plus acculé c'est ce qu'ils produisent c'est à dire c'est comme si la société demandait aux producteurs de produire autrement sans être directement concernés dans ses comportements elle peut l'être dans les discours mais pas tant dans les comportements et c'est ce qu'on évoquait tout à l'heure du paradoxe de la consommation là dans le discours on demande beaucoup de produits naturels mais dans la réalité on consomme de plus en plus de produits élaborés qui sont exactement aux antipodes des images véhiculées par la demande voilà on est dans ce paradoxe il faut pas dire qu'on en sortira en enlevant les contradictions c'est plutôt en trouvant des solutions par le haut qui font que au fond c'est le cheminement naturel et que si une tendance de fond c'est bien de consommer des produits élaborés à laquelle répond une angoisse qui est je ne sais plus ce cas dans les produits élaborés mais c'est pal inverse et que au fond il faut toujours étudier et comprendre plus les comportements que ce que disent les gens qui sont des histoires qu'on se raconte pour justifier les angoisses et les préférences qu'on a et puis en face de ça on a des problèmes d'environnement et dans le camp jeudi un problème d'environnement je suis plus sur la case que j'évoquais tout à l'heure des risques climatiques mais d'une nouvelle positionnement de l'être humain par rapport à l'environnement il ya une rupture est en train de se produire qui fait que l'être humain c'est une rupture dans la conception occidentale du monde 1 que l'être humain n'a ne peut plus advitam eternam se considérait comme en surplomb du monde mais fait partie du monde fait partie de ce fait environ 200 environnement et qu'il doit réfléchir à sa façon de l'utiliser pour les années à venir et ça remet en cause beaucoup de nos paradigmes et avec une demande de consommation qui elle même est à la fois je veux dire micro et macro micro c'est comment mieux vivre et comment mieux manger pour mieux vivre qui elle même paradoxal parce que le discours ambiant dit que le mieux vivre c'est la santé mais la réalité de tous les jours le mieux vivre c'est aussi plus de plaisir plus de simplicité et nos yeux je ne prends que ces trois éléments ils sont pas toujours en synergie les uns avec les autres ni dans la réalité n'est surtout dans les cerveaux humains et puis on a une vraie problématique c'est qu'on a devant nous une population planétaire qui augmente les chiffres les plus bas envisagent 9 milliards d'habitants en 2050 et au fond on va devoir répondre à cette demande qui augmente probablement remettant en cause les paradigmes de l'utilisation du vivant qu'on avait jusqu'à aujourd'hui ce qui rend les choses très difficiles est problématique et puis oui dans cette évolution je vais passer très vite là dessus mais c'est quand même important qu'on les en têtes il ya représentation de l'alimentation qui a complètement changé au cours de ces cinquante dernières années au fond on est les héritiers d'une représentation de l'alimentation qui était substantiel et qui se véhicule est par des noms voilà on mangeait quelque chose qui avait un nom moi j'ai les bananes et puis progressivement des années 70 80 c'est pas du tout anodin de façon corrélée à la première crise énergétique c'est vraiment pas anodin on s'est mis à consommer de l'énergie et donc les aliments étaient au fond dépassés par leur dimension énergétique et en fait je consommais à la fois une banane et sa traduction en calories et puis depuis les années 2000 les là aussi le monde les choses avancent ensemble on est passé d'une conception simpliste la calorie à une conception beaucoup plus complexes qui sont que sont les nutriments et cette complexité est en train de passer d'une notion des nutriments qui était une notion mécaniste à une notion qui lie aux vivants et au fond on retrouve l'idée que la relation que j'ai avec l'alimentation est une relation extrêmement complexe et que les aliments que geiger sont vivants et rentre en interaction avec le vivant de nos propres organismes ce qui est une façon de retrouver des imaginaires extrêmement ancestraux c'est même une symbolique humaine qui fait que tout ce qu'on mange on le mange c'est du vivant qu'on mange faut jamais l'oublier quand on a à traiter des questions de l'animal que fondamentalement on mange du vivant et que on est très irréaliste dans nos fantasmes par rapport à ça parce que personne n'a l'impression de manger des cadavres quand on mange de la viande voilà donc on a aussi cette aporie humaine qui fait qu'on fond on est persuadé de manger du vivant et que le vivant est donc fondamental dans les questions qui se posent aujourd'hui alors dans ce contexte que j'essaye de passer très j'ai essayé de passer le plus vite possible le bien-être animal arrive est au fond la question c'est pourquoi elle arrive maintenant et de quoi est-elle le véhicule et est ce qu'on se trompe pas par parfois dans l'interprétation qu'on fait de ses préoccupations et c'est pour ça que je pousse tout de suite la question du lien entre ces questions sur le bien-être animal et la projection d'un mal être humain alors évidemment dire ça s'est posé la question la double question mais de qui parle-t-on quand on parle des animaux de qui parle-t-on et quand on parle des animaux est ce vraiment des animaux dont on parle alors déjà quand on parle des animaux du qui parle-t-on l'espèce animale est absolument gigantesque et je suis pas sûr que la population soit très préoccupé du bien-être animal si on parle des insectes c'est quand même très intéressant puisqu'il les élevages d'un sexe se développent et je pense que quand ça le public va s'en rendre compte il va plus ça plutôt avoir peur de contamination que d'être préoccuper du bien-être des insectes mais si ce que je vous dis est vrai ça veut bien dire que dans les animaux choisi dans notre préoccupation il ya bien un lien qui nous lie à anne a eu et c'est ça qui doit nous interroger et au fond ce lien c'est un double lien c'est un lien de proximité émotionnel même si elle est imaginaire et un lien d'utilisation parce qu'au fond la question c'est comment élèves sont les animaux pour les consommer c'est ce que j'appelle l'utilisation et dans ces deux niveaux là on peut dire qu'il ya une part d'anthropomorphisme qui est sans doute extrêmement important et jallère beaucoup parce qu'on répond pas du tout la même façon si on prend en compte ça aussi on ne prend pas en compte je pense que dans la question du bien-être animal il ya aujourd'hui énormément la question du bien-être humain il confond les animaux sont une surface de projection pour permettre aux hommes de remettre en question un certain nombre de paradigme dont ils sont les premiers victimes ans et c'est plus facile de parler au nom des animaux peut parler au nom des hommes et ce mouvement est monté bien avant les gilets jaunes mais les gilets jaunes sont une traduction de la revendication des prises de paroles d'une prise de parole de ceux qui n'ont pas la parole et les premiers à ne pas avoir la parole ce sont les animaux et une confusion des genres qui est importante si on n'en tient pas compte on tire on répond que de façon technique à la question du bien-être animal et on entérine le fait qu'on privilégie la question de l'animal pour résoudre les problèmes sans tenir compte du fait qu'il faut aussi résoudre la question des humains sinon techniquement on va répondre les animaux contre les hommes et en fait on ne va qu accroître la gravité du problème donc les éleveurs le savent bien sûr puisque un certain nombre de contraintes apporter son fonds sont contre eux dans une certaine mesure peuvent être vus contre eux qu'il ne fait qu'accroître la rupture de représentation de la crise de représentation mais on peut parler des gens qui travaillent dans les abattoirs enfin voilà il ya une sorte de de mise en avant des animaux derrière lesquelles il faut se dire il ya sans doute une plainte humaine qui est importante et qu'il faut prendre en compte et qui doit faire partie des réflexions qu'on doit avoir quand on veut repenser nos modèles qui sont à la fois repenser nos modèles économiques et repenser nouveau modèle sociétal et en tenant compte à la fois des attentes des consommateurs et des attentes citoyennes dont une partie du paradoxe évoquait déjà vient de là c'est à dire que mes désirs privées ne sont pas forcément mes désirs de communautés sociales et on doit faire face aux deux à la fois sachant que ça ça veut dire dans tous les cas de figure que au fond on est appelé à produire différemment et consommer différemment et qu'il faut répondre à 100 et que sans doute la première façon de répondre à ça outre le fait de sortir de cette crise de la représentation c'est de réussir à sortir du manichéisme dans lequel on est qui voudraient opposer le monde économique à une nature totalement idéalisé parce qu'au fond une partie de la controverse se nourrit de ça sachant qu'on est à la fois on est dans le faux des deux côtés c'est à dire chacun s'arc boute sur des représentations qui sont des représentations sur lequel il faudrait pouvoir évoluer en fait sur lesquels on ne le fait pas mais il ya au moins autant de chemin à faire du côté des contraintes économiques et techniques que du côté d'une représentation de la nature totalement inédit idéalisé qui devient une sorte d'îlot cutté absolue et sur lequel je vais pas m'attarder mais il ya aussi beaucoup d'ambiguïtés parce que là ce qui est naturel dans la tête des gens c'est des êtres humains c'est ce qui a toujours existé c'est le fond de leurs paradigmes c'est pas forcément le naturel au sens de la nature mais comme les deux sont confondus là aussi il ya souvent beaucoup de quiproquos alors comment répondre dans cette situation difficile je pense qu'il faut pas répondre de façon exclusivement technique je pense qu'il ne faut pas répondre en étant sur la défensive je pense qu'il ne faut pas répondre en cachant les choses c'est la pire des choses ne pas vouloir montrer parce qu'on a peur de la mauvaise réaction de celui qui voit c'est la meilleure façon de lui donner le sentiment d'avoir itri trahit un moment ou un autre il ya suffisamment de gens sur cette planète pour venir titiller ses décalages pour que ce soit dangereux je pense qu'il faut qu'on arrive producteurs consommateurs mais c'est à dire tous les citoyens à travailler ensemble et travailler ensemble dans le respect de la réalité leur espèce de la réalité c'est d'abord que ce à quoi on s'engage soient compatibles avec les réalités économiques et techniques sinon c'est un leurre à l'heure où au moins pire totalement inflationnistes qui fait que toute façon tous les problèmes ne reviendront bowane si on provoque une inflation générale ce n'est pas vrai que les consommateurs suivront et toute façon on recrée une passoire à l'importation de produits qui seront vendus moins cher il faut il faut qu'on arrive à valoriser l'ensemble des actions qui sont réalisés donc c'est autre chose que des images des actions il ya plein d'action qu'on fait dans tous les coins on arrive on ne peut pas les faire en images de marketing agit toujours changer une chaudière dans une usine j'ai jamais vendu ni un pot de yaourt couleur mettant en avant mais c'est parfois beaucoup plus efficace et en termes de bien-être ou et en termes de des faits énergétique que d'autres faits mis en avant il faut rendre absolument le consommateur acteurs et responsables de ces demandes et sans ça qu'il faut en faire un consomme consom'acteurs est ce aussi il faut réveiller en lui une responsabilité de citoyen peut pas être toujours dans une situation de plaintes et des réclamations on entretient beaucoup ça et c'est assez délétère et puis il faut intégrer l'ensemble de nos enjeux sociétaux et de nos enjeux macro-économiques quand j ça ça veut dire qu'on ne peut pas se permettre de diffuser des solutions qui sont des idées des solutions marginal on peut pas rompre l' équilibre de modèle économique en disant qu'il ya des solutions alors que cette solution ne sont applicables que sur une toute petite partie des marchés c'est très pervers parce que ça fait que les gens croient que c'est possible et en fait on l'aimé encore dans un effet de rupture par rapport au réel et puis essayons aussi collectivement de sortir de querelles idéologiques au fond la querelle de la contrainte économique et de l'imaginaire idéalisée de la nature en fait partie au fond ce sont des as pourri c'est extrêmement délétère sa défait les liens sociaux et si on plutôt de développer ensemble une intelligence collective dans laquelle la science a évidemment une part très importante à apporter et ce sera à mon avis la seule façon d'essayer de reconstruire tout ensemble un monde dans lequel on peut tous coexister à condition qu' effectivement ils soient plus équitables c'est le partage de la valeur c'est le partage des valeurs économiques mais aussi des valeurs culturelles et puis un monde dans lequel on arrivera à restaurer la confiance parce que se passer la patate chaude au fur et à mesure du temps ça ne fait que détruire tous les maillons de la chaîne sociale et je pense pas que ce soit ce qu'on a de mieux à faire merci