Poultry
Sociologie des usages d'antibiotiques en élevage avicole
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[Musique] bonjour à tous donc effectivement je vais partager avec vous quelques résultats de recherche autour des travaux de psychologie et de sociologie autour des changements de comportement ce qui concerne les usages d'antibiotiques puis vous allez voir je vais aussi partager un certain nombre de questions parce qu'il y en a beaucoup qui se pose alors pour commencer et replacer un petit peu l'enjeu ce matin on a évoqué effectivement le la réduction et le voilà tout mouvement de réduction d usage des antibiotiques en filière avicole alors je vous ai mis ici ce petit graphique avec une réduction qui est vraiment très marquée depuis 2014 à la fois en termes de tonnage vendu mais aussi d'exposition des oiseaux qui est si mesuré par par l' aléa et qui représente en fait le poids vif traiter la question qui se pose aussi en fait c'est qu'on a un changement qui est non seulement quantitatif donc ici c'est là léa qui est passé de 1,2 en 2011 à 0,6 à peu près mais aussi qualitatif puisque on a eu un changement dans les familles d'antibiotiques utilisées etc et notamment une diminution très nette de l'usaj des fluoroquinolones les questions je pense qu'il se pose maintenant en fait c'est quelles sont les marges de manoeuvre qui reste pour continuer à optimiser et à réduire ce qu'effectivement aujourd'hui en 2017 on n'est plus au même point de détail alors derrière cette question de la réduction il ya quand même aussi une question qui est la variabilité des usages en élevage on sait qu'on a en fait différents profils d'éleveurs et différents profils des usages dont je vous ai mis ici un graphique qui date d'une étude qui avait été fait en 2008 sur une centaine de lots ou et qui permettent en fait de montrer qu'on a à peu près 25 % des éleveurs en filière poulets de chair c'est le bleu foncé qui représente finalement près de 70% des usages totaux donc en fait on a un profil avec des très forts utilisateurs et puis ensuite des utilisateurs qui contribuent dans une mesure qui est moindre alors on travaille en ce moment dans le cadre d'une thèse vétérinaire justement à continuer à évaluer ses usages alors c'est des données qui sont quand pas vocation à être représentatifs qui ont été conduites simplement dans une quarantaine d'élevage en fait de deux organisations de production d'ampoulés de certains standards aussi mais simplement pour dire que ce pourcentage de contribution il a un petit peu diminué parce que cette fois ci on a plutôt 20 % des éleveurs qui représente à peu près 60% de l'exposition mais quand même on reste dans cette grande tendance avec des élevages forts utilisateurs et d'autres qui contribuent dans une moindre mesure donc derrière ça se passe de la question de tout ce qui influence toute la variabilité de ses usages en élevage et qu'est ce qui fait que certains élevages utilise plus andy biotique que d'autres alors il ya bien sûr toute une série de facteurs qui est lié à la présence de maladies il ya tout ce qui permet de la maîtrise est donc effectivement de la biosécurité des facteurs structurels il ya la densité d'élevage de qualité des intrants d'immunité des animaux etc je rentrerai pas dans les détails de ça mais je tiens à le dire parce que ça reste très important il ya également d'autres facteurs qui interviennent dans le recours aux antibiotiques et finalement lors de la prise de décision il ya des facteurs réglementaires des facteurs économiques qui là aussi est on le sait sont très importants et puis à toute une autre de série de facteurs qui tiennent plutôt à ce qu'on appelait le comportement humain et qu'il faut intervenir des déterminants tels que par exemple que les connaissances les attitudes la motivation l'envié de changer la croyance dans l'efficacité des alternatives et puis par exemple le stress est sûre ces facteurs là en fait que je vais vous présenter quelques questions les résultats de recherche alors il ya toute une série de travaux en fait qui s'intéresse justement aux facteurs psychosociaux qui influencent le recours aux antibiotiques à l'échelle de l'élevage et notamment il ya une série d'articles qu'on trouve dans la littérature et qui sont plutôt des études de psychologie faite par des épidémiologistes disons et qui s'intéresse justement aux connaissances aux attitudes aux pratiques des éleveurs au regard des antibiotiques alors ce qu'il faut que je dise tout de suite c'est qu'en fait non toute cette littérature qui est en train d'émerger il ya très peu de choses en volailles l'échelle internationale il ya une revue récente qui est paru en 2018 qui fait l'état des lieux de l'ensemble des articles qui s'intéresse aux facteurs influençant les usages et quand je parle de factor 5 lui toutes sortes de facteurs y compris des choses très technique donc ils ont trouvé 20 articles publiés à l'échelle européenne parmi ces articles qui en avait 12 ans port il y en avait six cents bovins et il y en avait que deux en volailles dont vous allez voir que dans cette première partie je vais vous présenter des résultats et je vais m'appuyer finalement sur des résultats qui viennent d'autres filières mais qui me paraissent utiles en tout cas pour les filières avicoles alors le premier facteur en fait qui a été dont l'effet a été étudié et démontrer c'est tout ce qui est trés sur quatre et aux connaissances sur l'antibiorésistance et sur les usages d'antibiotiques alors je vous ai mis une petite citation simplement pour illustrer le fait ça c'est eux c'est le résultat d'une étude que je détaillerai un petit peu plus tard qu'on a faits auprès des éleveurs de poulets c'est qu'on a quand même des connaissances des éleveurs qui sont très hétérogènes sur l'antibiorésistance et sur les antibiotiques et on attend notamment toute une forme d'ambiguïté sur ce qui représente vraiment la menace entre la notion des résidus sur la viande et puis ce que représente vraiment l'antibiorésistance alors il ya donc une étude récente qui a été faite auprès d'à peu près 500 élevage de différentes filières aux pays bas et qui s'intéresse très précisément aux connaissances représentation des éleveurs sur l'antibiorésistance donc en fait les auteurs ont travaillé donc dans des élevages laitiers de vos deux ports et ont posé des questions sur ce que représentent les antibiorésistance et sur les connaissances de l'antibiorésistance donc est-ce que quelle est l'origine de l'antibiorésistance est ce qu'en fait on peut acquérir une bactérie résistante à partir des humains à partir des animaux et puis sur l'usagé des antibiotiques est ce qu'en fait il est utile et important de traiter par exemple la grippe avec des antibiotiques est-ce que lorsqu'on va voir le médecin pour la grippe à ce qu'on espère que l'on fait il nous prescrivent des antibiotiques est ce qu'on remarque en fait c'est qu'effectivement on a des connaissances qui reste un peu la couleur ou des opinions par exemple ici donc sur le recours aux antibiotiques en cas de grippe donc le score chez les éleveurs laitiers était de 1,6 et l'échelle aller de pas d'accord jusqu'à tout à fait d'accord donc globalement on peut dire que l'éleveur sont plutôt pas d'accord avec le fait qu'il faille utiliser des d'antibiotiques contre la grippe mais on a quand même un certain nombre d'éleveurs qui pense que c'est important et on a un nouveau une grande variabilité voilà je n'ai pas pu vous montrer tous les chiffres mais il ya une grande variabilité dans ces scores est ce que montre lusage c'est qu'en fait l'étude pardon c'est que les auteurs font une corrélation entre ces scores de connaissances et les usages mesuré en élevage d'antibiotiques et donc ses usages en fait ils sont essayés quantifier avec un indicateur qui hélas d'aider le nombre de doses quotidiennes pour traiter les animaux et donc ce qui montre en fait c'est qu'il ya une corrélation une bonne corrélation entre le score de connaissances et les usages quantifier et mesurée en élevage donc ça ça suggère en fait qu'on a quand même globalement une meilleure connaissance qui associé à des usages plus faibles et donc ici ça permet d'identifier des premiers leviers d'action alors le deuxième type d'élément c'est la notion de connaissances et de perception mais cette fois ci du risque ou de la menace que représentent les antibiorésistance donc là les auteurs ont demandé par exemple aux éleveurs s'ils s'estiment est très vulnérable c'est à dire s'il pensait qu'ils avaient beaucoup de chance ou pas d'être infecté par exemple par une bactérie résistante est ce que montrent les résultats c'est qu'un nouveau runes une corrélation cette fois ci entre la menace perçue c'est à dire le fait de se sentir vulnérable et les usages d'antibiotiques et c'est une corrélation plutôt négative c'est-à-dire que plus on se sent vulnérable et plus on perçoit l'antibiorésistance comme une menace - on utilise d'antibiotiques donc la corrélation en fait ici elle est à la limite de la significativité mais il ya d'autres études qui démontrent à nouveau une corrélation par contre ces éléments là je pense sont à nuancer par le fait qu'il ya aussi d'autres études notamment une étude conduite en filière porc dans plusieurs pays européens qui montre qu'en fait la préoccupation des éleveurs très clairement aujourd'hui ce n'est pas l'antibiorésistance l'antibiorésistance c'est un risque qui est important mais qui reste assez lointain et que les premières préoccupations restent des préoccupations notamment financières par exemple alors pour continuer à parler de perception on a parlé de la perception du risque et puis on va aussi parler des critères d' alerte en fait de ce qu'ils font que on traite ou pas alors pour ça je vais me référer à une étude qui a été présenté lors des dernières girafes par cécile adam qui a conduit sa thèse sur les facteurs associés aux usages d'antibiotiques donc en fait elle a fait une étude cas témoins dont 260 élevage de poulets de chair elle a examiné les faits de différents facteurs principalement technique est ce qu'on voit de manière très nette c'est qu'en fait un des premiers facteurs qui ressort c'est la perception du taux de mortalité à dix jours et de manière attendue en fait plus la mortalité à dix jours par les éleveurs est considérée comme élevée par exemple ici élevé normal par rapport à faible on compare par rapport à une perception faible plus les éleveurs ont de chances de traiter au delà de ce résultat ce qui me paraît intéressant de regarder c'est en fait ce que représente cette perception de la mortalité à dix jours vous voyez peut-être pas bien mais donc on a comparé la mortalité évaluer et déclaré par l'éleveur à la mortalité en quelque sorte objective et sur la base des feuilles d'élevage donc vous avez ici la mortalité objectif quantifié à partir des données d'élevage et puis avec les couleurs la perception des éleveurs est en fait ce qu'on voit c'est qu'on a des éleveurs qui se situe plutôt dans un kart il faible c'est à dire qu'ils sont plutôt une au niveau de mortalité à 10 jours qui est faible quand on les pentes compare par rapport aux autres cela mais qui considère quand même que leur mortalité à eux elle est plutôt moyenne à élevée et puis vous en avez en fait sur une mortalité qui est assez forte et puis qui eux finalement la trouve assez faibles notamment ici ou moyenne et donc ce que ça montre en fait c'est qu'on a une corrélation finalement qui est un peu partiel entre la mortalité perçues du fait d'un enfin du point de vue d'un éleveur et celle qui est objective et à partir des feuilles d'élevage et comparées avec celles d'autres élevages et donc ça ça souligne l'idée qu'on a une sorte forme de voile à de perception de l'éleveur qui influence et je pense par tout l'historique des lots et que finalement on peut avoir un référentiel par rapport à ce qui est normal à normal ou pas est-ce qu'on va traiter ou pas qui peut être différent selon le technicien l'éleveur le vétérinaire etc ça soulève des questions autour notamment de la notion de stress par rapport à une situation et un critère d' alerte et donc il ya certains travaux qui montre qu'en fait il ya une corrélation à nouveau entre l'aversion au risque et les usages d'antibiotiques est en fait plus les éleveurs ont peur finalement du risque est de perdre et d'être atteint par une maladie plus utilisent des antibiotiques et puis il ya des travaux alors là je fais un peu de teasing pour demain mais qui s'intéresse plus spécifiquement à la question du stress sachant que le stress peut être vu soit quelque chose comme quelque chose de négatif et comme une forme de vulnérabilité en fait soit quelques quelque chose de positif et comme un défi à relever et enfin pour parler de facteurs psychologiques il ya aussi certains articles de la littérature cette fois ci en santé humaine qui s'intéressent à l'influencé d'un certain nombre de traits de personnalité et puis l'observance des traitements en médecine humaine alors là la question des traitements antibiotiques en médecine humaine elle se pose un petit peu différemment la question posée c'est est ce que les gens en fait suivre bien les recommandations l'ordonnancé et finissent finalement leur traitement antibiotique est ce que ça surgères quand même c'est qu'il ya certains traits de personnalités notamment le fait d'être assez stable du point de vue émotionnel d'avoir confiance et puis d'être consciencieux effectivement si associée à une meilleure observance des traitements antibiotiques alors à ma connaissance ça reste des choses qui sont peu ou pas exploré en santé animale mais qui peuvent être d'intérêt et puis un autre type de facteurs qui me paraît important à l'échelle de l'élevage c'est l'idée de ce qu'on va appeler l'auto efficacité au des possibilités d'action d'un éleveur c'est à dire que pour pouvoir ou pour accepter de prendre des risques finalement et de changer d usage et bien en fait il faut se sentir capable de le faire et donc ça va avoir le sentiment qu'on a des possibilités de changer ses comportements et ça en fait c'est très lié à la croyance en l'efficacité notamment dans le cas des antibiotiques d'alternative c'est à dire qu'il faut savoir que les alternatives sont disponibles il faut avoir confiance et être convaincu du fait que ces alternatives elles vont être possible à mettre en oeuvre donc derrière il ya tout des questions autour des équipements des structures de l'élevage de la biosécurité etc il faut que ces alternatives elles soient disponibles mais il faut aussi qu'on soit convaincu qu'elles vont marcher et donc il ya tout une question autour de la démonstration de l'efficacité des alternatives qui peut être parfois n'est difficile et qui prend beaucoup de temps et en tous cas cette notion de deux d'efficacité et sert à elle dépend beaucoup de l'expérience vécue et donc des succès et des échecs précédents justement sur les tests qui ont été faits par les éleveurs alors après avoir assez longuement parlé des éleveurs on va maintenant un petit peu déplacé le point de vue vers d'autres acteurs puisque autour de ces questions des usages il ya beaucoup d'autres acteurs qui sont impliqués que je vais vous présenter maintenant alors un acteur central aussi là dedans d'un finalement c'est le vétérinaire ou dans ce cas là je vais commencer par une illustration en médecine humaine c'est à dire la personne qui qui fait la prescription donc je me réfère aussi à une revue de la littérature qui est sorti au tour de l'ensemble des déterminants qui agissent et qui influence les l'acte de prescription du point de vue des médecins en santé humaine est ce que montre cette revue c'est qu'en fait on à nouveau une série de facteurs qui finalement se range plus ou moins dans les mêmes catégories que ce qu'on a vu précédemment mais qui effectivement influence et détermine la prescription d'antibiotiques donc effectivement il ya des facteurs qui sont intrinsèques et propre médecin et ce sera par exemple son expérience à lui une clinique et puis la formation et finalement qui joue ici sur les connaissances ce qu'on a vu tout à l'heure et puis il ya des facteurs qui sont plus extrinsèque il y en a qui sont liés en fait la relation ici entre un médecin et son patient avec notamment des enjeux retour de la peur des complications et puis de la peur de perdre des patients et puis il ya des déterminants qui sont très systémique en fait c'est ceux qui sont en bleu ici avec notamment des questions qui sont la pression liée au temps dans les concepts dans les consultations les questions autour de la disponibilité des outils diagnostiques et c'est alors en médecine vétérinaire il ya quelques études qui commencent à sortir autour de ces questions de déterminants de la prescription on retrouve les mêmes grandes familles de déterminant que je viens de décrire avec notamment un article qui démontrent l'effet des connaissances sur la prescription vétérinaire et puis aussi qui met en lumière ce qu'on va appeler une sorte d'étiquette professionnelle c'est-à-dire des normes auxquelles on se conforme dans une profession au moment de prescrire il ya les attentes de l'éleveur qui sont assez présente aussi dans ses articles donc il ya une étude qui avait été fait en filière dinde il ya quelques années qui montrent qu'effectivement le les attentes ou la demande de l'éleveur est un facteur important aussi dans les usages d'antibiotiques on retrouve cette peur de perdre finalement un peu des clients il ya plusieurs articles qui souligne que les antibiotiques sont parfois un peu utilisé avec une sorte de mécanisme assurantiel c'est-à-dire pour prévenir d'éventuelles complications qui seraient liées au risque infectieux il ya des questions d'organisation du 30 travail de de temps de consultation etc qui sont assez similaires à ce qu'on retrouve on santé humaine et puis finalement il ya aussi un article qui souligne bien une forme d'injections paradoxal dans lequel je peux se trouvait placé le vétérinaire qui finalement on doit arbitrer entre des risques pour la santé publique ce risque d'antibiorésistance qui reste lointain mais qui est quand même présent des questions de bien-être et d'attendre sociétal autour de ça en fait pour limiter la mortalité et puis un risque économique qu'on va peut-être faire courir à l'éleveur au moment où finalement on est prescrite a alors pu largement je vais maintenant vous détailler les de manière un peu plus vous présentez pardon de manière un petit peu plus détaillé une étude conduite aux filières poulets de chair alors c'est tutu de glace et une étude de sociologie ça me paraît intéressant puisque cette fois ci on va encore un peut élargir la focale et on va s'intéresser à l'ensemble des acteurs qui interviennent dans la décision du recours aux antibiotiques et à leurs intérêts relation est donc cette partie là repose sur le travail de thèse de cécile adam donc c'était un travail de trois ans qui a travaillé sur les processus collectif qui était associé au changement des usages dans la filière poulets de chair la belle alors cette filière c'est une filière bien sûr de qualité dans lesquelles les usages sont faibles mais dans lesquels il ya quand même un certain nombre d'initiatives qui visent à encore optimiser les usages donc ces six-là à procéder seul avec des méthodes des ondes de sociologie avec des entretiens semi directifs qui était conduite dans trois organisations de production auprès de différents acteurs des éleveurs des techniciens des vétérinaires avec une grille d'entretien et puis une retranscription intégrale des entretiens on a ensuite travaillé avec donne analyse du contenu ce qui a permis de dégager trois axes finalement trois cadres théoriques autour des grandes processus collectifs qui sont justement associés au changement des usages alors ses axes de travail disons c'est celui de l'autonomie au travail ce dont on a parlé après les trajectoires de changement et du rôle des organisations production c'est ce que je vais vous présenter alors la première question qu'on s'est posée en fait c'est finalement on a dans la première partie beaucoup parler du comportement des éleveurs mais la question qu'on s'est posée c'est quels sont les leviers quelle est l'autonomie finalement de l'éleveur quand on est dans une filière organisée et en fait ce qu'on voit c'est que l'organisation de production et bien sûr et ont en quelque sorte prescriptif il ya un cahier des charges etc mais pour autant il ya quand même une autonomie et l'éleveur à des marges de manoeuvre ce qui ressort assez bien par exemple alors j'ai pas pu vous mettre toutes les citations mais avec un certain nombre d'éleveurs qui décrivent très bien des tests qui font par exemple autour de la qualité de l'eau autour des ces d'alternative et c est en fait cette autonomie elle est rendue possible dès lors qu'il ya une relation de confiance entre les professionnels qui permettent aux éleveurs de tester de prendre confiance en eux lors de ces tests et puis il ya aussi un partage des contraintes et des risques et une redistribution des décisions entre les différents acteurs de la filière et notamment le vétérinaire et le technicien d'élevage ça m'amène à quelque chose qui est ressorti de manière très forte des entretiens qui est l'importance des relations de confiance dans la réduction de ses usages donc il ya trois acteurs majeurs qui interviennent à cette échelle là c'est l'éleveur le technicien et le vétérinaire est ce que je trouve intéressant alors voilà ici un éleveur par exemple qui dit ben voilà c'est c'est très important les relations et que le technicien en fait et avec le vétérinaire c'est comme avec le médecin traitant il faut une confiance absolue et cette confiance en fait pour quelle scène pour qu'elle s'installe ça nécessite à nouveau du temps et ce qui me paraît intéressant c'est que au delà des relations 2 à 2 on sent bien qu'il faut une confiance qui est vraiment partagé entre les acteurs et donc ce que dit le vétérinaire ici c'est qu'en fait ça marche bien quand vétérinaires et techniciens discute et partage des informations effectivement il ya un certain nombre de travaux qui montre que au delà des informations données ou du rôle de chacun c'est aussi l'idée que les informations sont cohérentes partager ou consent qu'il ya une une forme de cohérence dans l'ensemble des personnes qui interviennent dans le conseil en élevage est alors simplement pour vous donner quelques données qualité yves quantitatif pardon cette question sur la confiance en fait on l'a aussi abordée plus récemment en filière palmipèdes sur des questions cette fois-ci d'observance de biosécurité et à nouveau on voit très bien que c'est ici le technicien de l'organisation de production et le vétérinaire donc ici plus sévère plus ils ont confiance qui finalement ressortent comme les deux acteurs majeurs en qui les éleveurs en confiance pour qui ce qui relève du conseil en élevage l'angle suivante danalyse c'était l'idée de trajectoire de changement maintenant qu'on a un petit peu passé en revue ses différents leviers la question qu'on s'est posée c'est comment est ce que c'est c'est le levier se combinent et comment est-ce que s'opèrent finalement le changement et on sent bien qu'on n'a pas des changements qui sont brutaux certes on peut avoir parfois des formes d'innovation de rupture technologique mais il ya toute une combinaison de et une continuité qui se met en place petit à petit au fil du temps et ça ça a été de créer de manière assez fine en filière porcine et effectivement c'est un cadre théorique on a ensuite appliqué à la filière volaille effectivement on voit qu'on a trois types disons de processus qui sont à l'oeuvre et qu'ils permettent finalement de combiner petit à petit des outils techniques et puis des facteurs psychosociaux et qui relèvent du comportement donc on a des apprentissages techniques avec par exemple les éleveurs des techniciens des vétérinaires qui doivent s'approprier de nouveaux outils on a un apprentissage qui est plus cognitifs et là on sent qu'on a une expérience et un vécu par rapport au risque qui change qui se transforme et puis on est en apprentissage qui et organisationnelles parce que finalement réduire les antibiotiques ça pousse aussi à changer certains modes de relations entre les différents acteurs de la filière alors effectivement on a parlé de levier technique ce que décrivent très bien les éleveurs c'est qu'en fait il faut améliorer la prévention risque 10 par exemple les techniciens ici c'est que en lien avec la réduction des usages et bien il faut effectivement par exemple améliorer le nettoyage désinfection on revient à des jeux très simple mais qui sont très importantes et puis les organisations de production en fait elles permettent d'identifier des outils qui permettent de réduire les usages quand je parlais tout à l'heure de par exemple d'apprentissage technique ce que décrit bien l'article que j'ai présentées emporte tout à l'heure c'est comment par exemple l'utilisation d'une pompe doseuse en élevage nécessite une forme d'apprentissage qui est partagé entre un éleveur un technicien vétérinaire autour par exemple des calculs de dilution et c'est l'organisation de production et les vétérinaires peuvent aussi contribuer à mettre à disposition des éleveurs des alternatives qu'ils soient facilement accessibles une fois que ces outils techniques sont en place les acteurs et les conseillers vont aussi apporter une forme de soutien moral ou psychologique est par exemple ce que décrit bien ce technicien sait qu'en fait il faut faire du conseil presque sur mesure donc en fait il faut interpréter le contexte de l'élevage etc en fonction de l'éleveur qui appelle afin finalement de voir si ensuite il faut appeler le vétérinaire externe il faut apprendre à l'éleveur finalement parfois attendre en cas de problème et accepter la mortalité ce qui revient finalement à changer en quelque sorte ces référentiels que je vous ai présenté en première partie et puis donc il ya finalement un certain nombre d'actions à court terme qui contribue petit à petit a rassuré l'éleveur a donné confiance et à pérenniser les changements qui sont en place dans ces changements il ya une dimension qui est très importante et qui a été à nouveau souligné dans un entretien c'est vraiment l'importance du travail en équipe et donc ce vétérinaire décrit bien comment en fait au delà de son exercice individuel de vétérinaires praticiens il se sent vraiment parties prenantes fait partie d'une équipe ils se sont en interaction avec les autres etc et en réponse à cette idée de travailler en équipe c'est vrai qu'il ya les éleveurs les vétérinaires les techniciens ont beaucoup souligné l'importance d'outils qui relève plutôt de dispositifs vraiment organisationnel effectivement ce que décrit bien cet entretien ici c'est que ce qui est important c'est le fait qu'ils aient une un changement qui soit planifiée qui a une stratégie qu'ils soient coordonnées pour que tout ça ça permet de finir finalement de mobiliser l'ensemble des acteurs et donc ce que dit cette personne c'est que finalement il ya assez peu de personnes pour orchestrer et que c'est finalement réduire les usages ou de la l'outil technique c'est aussi un problème de stratégie de décision et de management ça nous amène vers un autre acteur en fait qu'ils sont les acteurs de laval donc là c'est plutôt des approches de sociologie des organisations donc la sociologie des organisations s'intéresse finalement à la gouvernance entre les différents acteurs et aux relations de pouvoir en quelque sorte entre les acteurs au sein d'une filière est ce que montre nos études c'est que dans le cas en tout cas de la filière poulet il ya un rôle important dans la réduction des usages qui a impulsé par laval et notamment par les distributeurs et par les abatteurs qui finalement vont aussi amener des changements dans l'organisation de production avec par exemple des dispositifs de calcul type l'aléa etc qui sont aujourd'hui demandé plus tôt par laval ces dispositifs de calcul du point de vue de l'organisation de production et de l'éleveur ça pose un certain nombre de difficultés d'accès aux données c'est vrai mais finalement ça permet de prendre conscience de l'enjeu autour des usages d'antibiotiques et finalement ce que ça fait c'est qu'à partir du moment où ces indicateurs sont sont calculés il commence à faire exister le changement puisque on peut les voir bouger alors il ya quand même un effet qui est finalement ces indicateurs en quelque sorte ils peuvent quand même être utilisé comme un outil de comparaison des clients et donc entraîner finalement une forme de mise en concurrence entre les organisations de production et les éleveurs et se pose aujourd'hui toute une série de questions autour de l'impact des normes privées sur les pratiques qui ensuite son élevage on voit apparaître par exemple différents cahiers des charges des différentes normes en lien avec les usages d'antibiotiques avec des questions d'étiquetage et c'est vrai que ça à nouveau ça contribue à faire évoluer les pratiques c'est vrai qu'en quelque sorte ça valorise des bonnes pratiques par le biais de prime et c'est donc ça une meilleure rémunération des éleveurs ça pousse à avoir un suivi technique qui est collectif puisque généralement ça c'est des démarches qui sont vraiment construite au sein de l'organisation de production dont il ya un accompagnement technique des éleveurs effectivement ça aide pas objective et les usagers donc à mesurer à quantifier la réduction est ce qui me paraît important aussi c'est que ça contribue à une identité collective des éleveurs autour de ces démarches ce que j'ai pas bien présenté jusque-là mais que je tiens je profite de cette diapos pour le souligner c'est que dans nos entretiens ce qui ressort de manière assez forte aussi c'est l'idée d'identité professionnelle et de ski être un bon éleveur donc ce que nous décrivait très bien les éleveurs de poulets label c'est que pour eux finalement réduire les usages c'était très cohérent avec l'image que eux se faisait de leur métier d'une production de qualité etc mais effectivement pour revenir à ces questions d'étiquetage ça soulève aussi peut-être tout une question autour de risque des fragmentations et de confusion des consommateurs autour de ce qui est finalement un produit sans antibiotiques et encore sûrement des questions de normes qui apparaissent comme concurrente donc quelques mots de conclusion je pense vous avoir montré à travers cette présentation qu'on a effectivement toute une diversité des approches en sciences humaines et sociales qualitative quantitatif qui effectivement peuvent aller de facteurs très individuels comportementaux jusqu'à des facteurs très sociologique et collectif et effectivement les approches des sciences humaines et sociales ne se limite pas à l'étude des comportements individuels mais permettent aussi de mettre en lumière un certain nombre de facteurs sociaux économiques institutionnels et l'importance des mécanismes de coordination est donc finalement ce changement des pratiques effectivement c'est toute une imbrication de facteurs techniques alors je vais pas me la mets économique aussi psychologiques sociologiques organisationnel etc et qui finalement se combinent tous de manière un peu différente en fonction du contexte et je dois bien avouer qu'il est extrêmement difficile de les hiérarchiser de quantifier leurs effets et ces deux manières et voilà de manière plus opérationnelle en fait qu'est-ce que ces études apportent pour la construction des stratégies en élevage elle montre quand même qu'ils aient un premier levier réglementaire et financier qui est majeure et qui est très important mais que passé ce levier il ya des interventions qui sont possibles et qui ont démontré leurs effets et donc j'ai mis ici un exemple en filière porcine avec des démarches qui sont vraiment personnalisé qui vont vers du conseil sur mesure avec un accompagnement de l'éleveur sur plusieurs mois dans la démarche de réduction et puis ses études soulignent aussi l'importance d'impliquer l'ensemble des acteurs jusque dans les stratégies et par exemple il ya un travail il ya une étude pilote qui a été conduite au royaume uni et qui va jusqu'à une approche participative avec tout un panel d'acteurs de conception de la réglementation en élevage de bovins laitiers royaume uni et pour élargir à nouveau le propos je vais simplement me référer à une publication récente aussi en santé humaine pour dire que l'on santé humaine la tension au delà du changement des comportements des facteurs psychologiques etc aujourd'hui est vraiment centré aussi vers une distante dû faire une dimension qui est très systémique et vers l'ensemble du système de santé puisqu'il ya plusieurs travaux qui souligne qu' aujourd'hui dans les phénomènes de sur prescription en médecine humaine un des facteurs majeurs c'est l'organisation du système de santé avec les durées de consultation qui sont extrêmement courtes et des systèmes de paiement à l'acte qui finalement ne l'aide pas à la réduction des usages et qui je pense soulève pour nous et en filières de production animale tout un ensemble de questions autour de la rémunération du conseil mais je vous remercie pour ça tu attends votre attention pardon je profite de deux minutes pour remercier nicolas fortané et christian ducrocq qui m'ont aidé à préparer cette présentation voilà