Gut Health
Les récentes avancées sur Campylobacter dans la filière avicole
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JRA 2019 - 13th Poultry Research Days, Tours, France
The first day focuses on reviews from academic and professionals to address common topics for the poultry industry: consumer expectations, proteins, antibiotic usage, welfare, campylobacter and economy.
More scientific update on nutrition, health, genetic, quality and sustainability are available in the proceedings.
20 Mars 2019 au Centre des congrès Vinci à Tours
WVPA - INRA - CTCPA - ANSES - ITAVI - WPSA France
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[Musique] bonjour à tous donc je tiens tout d'abord à remercier le comité scientifique et d'organisation pour avoir sélectionné quatre ans après ce que on a fait un point en pour les gérer en 2015 un point sur campylobacter dans la filiale agricoles et donc que j'ai le plaisir à partager avec julie mailhot donc ce sera pas je démarrerai elle finie je démarre elle prend la parole et puis je terminerai sur les moyens de lutte au fait donc je vais commencer par vous présenter un état de connaissances actuelles et puis julie interviendra sur des données terrain récente pour revenir sur un focus sur un moyen de lutte en particulier au niveau de la dé production primaire donc alors c'est une figure dont beaucoup d'entre vous a l'habitude de voir elle n'évolue pas beaucoup depuis le début de la surveillance des campylobactériose donc la maladie causée par campylobacter et premières maladies zoonotiques depuis le début de la surveillance dans les années 2000 jusqu'à maintenant c'est le chiffre de cas rapportés qui varie d'une année à l'autre donc première dose alimentaire décrite en europe donc c'est des chiffres publiés par l' agence européenne où l'autorité européenne de sécurité sanitaire des aliments donc toujours des données publiées par l'efsa qui montre que au tout début de la surveillance et jusqu'aux années où jusqu'à l'année 2013 2017 on assistait à une augmentation significative des cas de campylobactériose en europe et depuis 2013 entre 2013 et est maintenant là l'évolution est plutôt stable il n'y a ni augmentation ni diminution ça reste quand même la première maladie d'origine alimentaire en europe alors les données en france suivent aussi cette tendance à savoir une augmentation significative des cas déclarés ou des souches rapporté au centre national de référence en france avec une augmentation significative depuis l'ain mise en place de ceux de cette surveillance par exemple le cnr a reçu plus de 17 enfin 17% en plus de souche en 2016 par rapport à l'année précédente donc on n'est pas encore dans cette figure stable qu'on observe au niveau européen la figure [Musique] en parallèle montre un pic estival donc c'est aussi quelque chose qu'on connaît par rapport à campylobacter de manière générale il ya un pic estival lié à plein de facteurs que je n'aborderai pas ce matin par rapport à l'incident au fait c'est les pelouses les plus les moins âgés donc les plus jeunes qui sont affectés on a un incidence très élevé chez les chez les plus jeunes est en fait la comparaison entre de l'incidence entre hommes et femmes montrent que les hommes sont plus à risque on a une incidence plus élevée chez les hommes que chez les femmes alors les facteurs de risques que les plus des cris je ne les citerai pas en détail mais j'ai entouré au fait les facteurs de risque liés à la filière avicole ou à un produit de la filière avicole juste pour vous montrer à ce stade l'implication de la filière avicole dans la transmission de cette maladie allant un peu plus en détail sur les sources alimentaires ou là aussi on voit que plus de la moitié des produits qui ont été identifiés comme sources de transmission de campylobacter on revoit des produits de volaille rendant alors cette filière et notamment le poulet de chair la filière responsable ou en première ligne responsable de la transmission de campylobacter à l'homme alors une étude très récente qu'on a effectués à lens est ce à travers une un travail de thèse ou nous avons cherché à attribuer les sources des cas de campylobactériose en france nous avons été amenés à collecter des isolats de différentes filières de manière représentative sans trop vous exposer les détails ce que je souhaite vous montrer ici donc grâce à cette large collection d'isola à des outils de séquençage et de bioinformatique on a pu démontrer que plus de 50% des cas de campylobactériose sont attribués à la filière volaille dont qui est ici représentée s'il pointe est en marche représenté par la couleur jaune donc sur deux années de référence qu'on avait retenu 2009 et 2015 simplement parce que on a collecté des isolats humain de ces deux années là et donc c'est le cas entre 2009 et 2015 la filière avicole et met en première ligne donc que plus de 50% des cas elles sont attribuées à la filière volaille même si on a été surpris de voir que la filière bovine suit de près donc c'est un sujet qu'on va explorer davantage dans les années à venir on a quand même aussi démontré l'implication de la filière avicole dans cette transmission des de la campylobactériose ou transmission de campylobacter allons donc ces résultats ont été récemment publiés en détail pour les curieux qui veulent savoir un peu plus sur ce sujet donc confirmation aussi en france de cette application de l'implication de la filière donc en 2008 donc c'est des données un peu maintenant devenue vieille mais qui reste la référence en matière de représentativité de la prévalence de campylobacter dans les élevages de poulets de chair donc là c'est l'image qu'on a dans les différents pays européens qui ont contribué à cette enquête selon le même protocole par rapport donc à l'implication de cette filière dans la transmission de campylobacter allende on voit bien que la prévalence est relativement très élevé un peu partout en europe malgré des dpi ou parce que chaque histogramme correspond à un pays malgré des pays sont surtout situées au nord qui ont une prévalence dans les élevages plus faible par rapport à l'état des lieux en france de la même façon ce sont des données qui remontent à 2010 maintenant mais qui sont représentatives de l'image de la prévalence de campylobacter sur toute la chaîne de l'élevage jusqu'au consommateur où nous avons aussi démontré la forte prévalence à tous les stades de la de la chaîne dans les élevages au niveau des produits à l'abattoir et puis au niveau des produits sur les hauts niveaux de la distribution avec des contaminations prévalence plus de 70% à chacune de ces deux c'est à chacune de ces étapes mais aussi un portage intestinale très important en moyenne oui log de portage intestinale chez les animaux sans pour autant manifesté des symptômes donc c'est là où on a des marges de manoeuvre au fait pour réduire cette charge je vous en parlerai dans l'étape moyens de lutte là je vais laisser la parole à à julie pour vous faire un état des lieux actuel avant de proposer les moyens de lutte merci bonjour à tous merci merci marianne donc je j'ai le plaisir aujourd'hui de vous présenter les premiers résultats des professionnels puisque donc j'ai été invité pour donner la preuve la vision des professionnels de l'abattage sur le sujet campylobacter et ça tombe bien puisqu'on a une actualité réglementaire plutôt récente donc vous n'êtes pas sans savoir qu'après de longues et tumultueuse discussions dans les diverses instances européennes à un nouveau règlement est sorti qui concerne campylobacter et qui introduit un critère d'hygiène dans les abattoirs de volailles donc ce critère d'hygiène s'ajoutent aux critères d'hygiène existant sur salmonelles et a été mis en place uniquement pour les carcasses de poulets de chair et donc épargne la dinde pour l'instant avec donc le prélèvement de 50 échantillons en abattoir sur une période de 10 semaines à raison de cinq échantillons par semaine et un objectif une limite réglementaire fixé à 1000 ufc par g dans pour pour ces prélèvements donc ce règlement a été appliqué à partir du 1er janvier 2018 et donc je vais pouvoir vous présenter à la suite la synthèse des premiers résultats remontés des abattoirs qu'on a pu compiler au niveau de la fia et du cna dave les fédérations représentante des abattoirs donc juste pour vous dire également que ce critère réglementaire qui s'applique à une tolérance c'est à dire que sur les 50 échantillons on a pour l'instant le droit d'avoir 20 échantillons qui excède la limite réglementaire mais c'est progressif dans le temps puisque à partir de 2020 on aura le droit à 15 échantillons sur 50 et à partir de 2025 et 10 échantillons sur 50 qui dépasse les limites réglementaires on a donc une progressivité dans l'application de ce règlement européen qui va nous permettre de progresser dans la maîtrise de de campylobacter en abattoir je vous ai remis mais je vais pas m'attarder dessus le protocole de prélèvement juste pour vous signaler qu'en fait on prélève généralement en abattoir les mêmes lots que ceux sur lesquels on fait les contrôles salmonelle donc en fait on prélève 15/4 caspar par semaine sur un lot on regroupe les échantillons donc trois carcasses par trois carcasses pour avoir cinq échantillons et on peut donc analyser des premiers résultats et la conformité avec la réglementation au bout de dix semaines puisque c'est à ce moment là qu'on a les 50 échantillons qui permettent de voir si on respecte ou pas la réglementation donc au delà de l'aspect réglementaire bien sûr campylobacter est une préoccupation pour l'ensemble de la filière volaille et pour les abattoirs parce qu'il y a un lien avec l'antibiorésistance évidemment on a pu retrouver des niveaux d'antibiorésistance assez important dans che campylobacter donc c'est un sujet qui nous préoccupe et également parce que ç'a eu d impact médiatique donc je les ai remis quelques sympathiques articles de presse qui sont sortis dans la presse anglaise mais également en france en 2014 quand en fait le les médias anglais ont publié les résultats des prévalences campylobacter sur les les volailles en angleterre donc ce sont les résultats abattoirs on voit que c'est un sujet qui a un impact médiatique fort qui évidemment a mauvaise presse et qui en plus difficile d'expliquer aux consommateurs et au grand public puisqu'il ya souvent une confusion entre la prévalence donc le nombre de volaille qui ont un portage campylobacter et le niveau de contamination par campylobacter avec cette limite réglementaire qui est donc fixé à 1000 ufc par g on a également des conséquences en abattoir sur nos marchés à l'exportation certains pays comme la suisse ou le danemark notamment ont décidé de mettre des critères supplémentaires sur campylobacter ce qui crée en fait des barrières à l'exportation et je voulais également rappelé qu'à l'importation campylobacter donne un avantage aux viandes congelées puisque étant sensible au froid et donc à la congélation cela donne un avantage compétitif non négligeable aux viandes brésilienne est thaïlandaise qui peuvent arriver sur le marché donc pour connaître les niveaux de contamination en abattoir la fia et le canada vont réaliser une collecte de données donc c'est une collecte de données a posteriori des analyses qui ont été faites en abattoir en 2018 qui servait donc dans un premier temps à vérifier le respect du critère d'hygiène réglementaire est également à établir une référence pour mesurer les progrès les progrès qu'ont accomplira dans les prochaines années l'échantillon était composé de des abattoirs adhérents de la fia et du cna def qui ont accepté de nous répondre et de nous envoyer leur donne et on les en remercie et on n'a pas discriminer sur l'espèce ou le mode d'élevage donc évidemment la majorité de l'échantillon vous le verrez composé de prélèvement sur du poulet de chair il ya également un petit peu de dinde ou de pintade puisque les abattoirs font des contrôles sur sur d'autres espèces en plus de la réglementation on a également évidemment demandé donc l'espèce a battu le mode d'élevage la date d'abattage ou de prélèvement qui nous servira à voir la saisonnalité et le dénombrement le dénombrement relevé alors dans notre échantillon de données on a 24 sites d'abattage qui ont répondu avec presque 6000 échantillons récoltés 5752 sur des peaux de coûts donc c'est là que le critère réglementaire et contrôler mais également deux cent quarante et une pièce entière donc ça c'est des autocontrôles volontaire de l'abattoir qui vont au delà de la réglementation avec une moyenne de 250 échantillons par site ce qui est tout à fait cohérent avec l'application du critères réglementaires qui prélèvent donc cinq échantillons parce par semaine pendant 52 semaines donc vous verrez par donc l'échantillon sur représente évidemment le poulet puisque c'est le critère réglementaire est con on a réussi à avoir une répartition correct au niveau des modes d'élevage avec 3200 échantillons environ sur le standard 1600 sur le plein air donc la belle et bio et tout volaille sortant à l'extérieur même si c'est très faible dans l'échantillon et 756 échantillons sur le certifier donc je me concentrerai par la suite plutôt sur le poulet de chair pour les résultats donc au niveau du respect du critère réglementaire toutes espèces confondues et tous modes d'élevage confondues on voit qu'on est à 70% d'échantillons qui sont en dessous de la limite réglementaire 2000 ufc par gramme et 37% qu'ils sont au dessus de cette limite et quand on décompose par mode d'élevage on voit que il ya peu de différences statistiquement il ya une faible de faim il ya une tendance qui ressort avec un mieux pour le plein air pour les voler plein air ce qui est un premier résultat surprenant puisqu'on s'attendait plutôt à ce que les volailles plein air soit plus contaminés ou avec des niveaux de contamination plus plus élevés quand on s'intéresse ensuite à la saisonnalité on voit là je vous ai remis donc sur le sur le graphique les limites réglementaires donc la limite réglementaire actuel qui autorise 40% d'échantillons non conformes donc qui changera en 2020 pour passer à 30% d'échantillons non conformes et qui descendra ensuite à 20 % en 2025 vous voyez que on retrouve le pic estival que marianne évoqué tout à l'heure sur notre échantillon avec une une montée brutale au niveau des mois de mai juin par contre ce qui est plus étonnant dans ces données dans ses résultats c'est que ce pic estival se poursuivre on n'a pas de de décroissance à la fin de l'année donc on peut se demander si peut-être l'année 2018 qui a été particulièrement clément qu'un temps particulièrement clément sur l'automne et l'hiver a pu appeler changé a pu changer cette cette répartition habituelle avec le pic estival qui est censé redescendre au mois d'octobre novembre quand on s'intéresse ensuite à la saisonnalité et aux modes d'élevage on a également donc un résultat étonnant puisqu'on voit que le le plein air est plus stable tout au long de l'année donc avec des taux qui sont en dessous de la limite réglementaire jusqu'au mois de novembre décembre et une augmentation justement sur la période festive qui nous interrogent également puisque ça n'aurait pas dû se présenter comme ça par contre la courbe du standard suis évidemment la courbe précédente et montre qu'on a un pic estival qui se maintient ensuite sur sur toute la fin de l'année donc les facteurs explicatifs pour le fait que les volailles plein air soit moins contaminés et avec une stabilité tout au long de l'année venir peut-être du fait que l'abattage des lots label rouge quand c'est un abattoir qui n'attaque pas que du label rouge sont faits plus tôt en début de journée donc on n'a pas le facteur contamination croisée qui pourrait jouer en abattoir on a également peut-être l'âge des animaux qui pourrait expliquer un petit peu puisqu'on a vu dans certains dans certaines publications que quand les animaux sont plus âgés la présence de campylobacter finit par part diminué également la pratique des enlèvements partiel a pu jouer puisque en label rouge on a peut-être moins d' enlèvement partiel qu'on peut en avoir en volailles standard or on sait que lors d'un enlèvement parcelle il peut y avoir un apport de contamination par les équipes de ramassage plus un stress des animaux qui pourrait induire une augmentation de la prévalence de campylobacter donc je j'en ai fini que la présentation des résultats qui sont à affiner et nuancé en effet cette étude donc et une collecte de résultats a posteriori et il nous manque quelques données qui pourrait être intéressant d'étudier notamment on n'a pas la contamination initiale tous les résultats que je vous ai présentés sont des résultats qui ont été pris sur pau deux coups après le ressuyage donc après le processus d'abattage et on a rarement la donne et du de la contamination initiale dans l'essai cas de l'animal à l'arrivée à l'abattoir il serait très intéressant de pouvoir corréler les résultats abattoirs fin de process et les résultats entrée abattoir on n'a également pas la donnée de l'ordre d'abattage du l'eau prélevée dans la journée donc on ne sait pas si ce sont des lots qui ont été abattus plus tôt en début milieu ou fin de journée d'abattage ce qui peut également avoir une incidence sur la contamination croisée par rapport aux lots qui ont été abattus précédemment et on n'a pas beaucoup d'informations sur les paramètres d'élevage donc il serait intéressant d'affiner avec notamment une donnée sur les enlèvements partiel est ce que le l'eau prélevée est un premier enlèvement ou un deuxième ou troisième enlèvement dans le poulailler est ce que c'est un enlèvement manuelle ou mécanique et enfin est-ce que la mise à jeun a été bien fait ou pas et on a également des interrogations sur les conditions de transport et notamment la chute des fientes où les contaminations qui peut y avoir par le transport enfin ce serait probablement intéressant de corréler avec les températures et conditions climatiques puisque on voit que le pic saisonnier peut être due notamment à la température enfin on a remarquez mais de façon très empirique après échanges avec nos adhérents qu'on avait encore des doutes sur le transport des échantillons et les analyses par les laboratoires donc on a peut-être encore des choses à affiner puisqu'on s'aperçoit que avec un même à porter de données abattoirs et de laboratoires différents on ne retrouve pas tout à fait les mêmes les mêmes résultats donc on a peut-être encore des choses à creuser au niveau au niveau des laboratoires et on va donc pouvoir poursuivre les travaux avec une collecte de données on l'espère en 2019 avec autant voire plus de répondant et puis ça me permet aussi de dire qu'on attend beaucoup parce que vous voyez qu'il ya beaucoup de questions dans ce que je présente on attend beaucoup de la recherche et notamment des leviers à la fois sur l'élevage sur l'abattoir et on n'oublie pas le consommateur qui est le dernier à manipuler sa volaille et assuré la bonne hygiène lors de la préparation donc ça me permet de passer la parole à marianne qui va nous présenter des leviers d'action donc les leviers d'action c'est un gros challenge que quand on veut voir alors suite à l' enquête de prévalence européenne qui a eu lieu en 2008 la commission européenne a saisi les chats à plusieurs reprises pour travailler sur justement des moyens de lutte afin de savoir quoi mettre en place un pacte en le plus par rapport à l'arrêt des réductions de campillo bactériose chez le parent dont celle ans donc je ne vais pas les détailler avis par avis simplement si on prend le dernier donc celui de 2011 ou l'efsa a été saisie pour proposer ou pour travailler sur la question des interventions à tous les niveaux de la chaîne élevage abattoirs et distribution au fait il en est sorti que [Musique] l'élevage est un maillon clé et agissant sur la quantité de campylobacter à ce stade au niveau dans les animaux au niveau de l'élevage impacterait la réduction de campylobactériose chez l'homme de 90 à 100 % plus précisément si on pouvait réduire la quantité de campylobacter dans les intestins des animaux vivants de 3 log on pourrait impacter la réduction des campylobactériose chez l'homme de 90 à 100 % récemment au niveau français l'ansès a été saisie par la direction générale de l'alimentation pour répondre plus ou moins à la même question alors j'ai choisi de me focaliser sur l'élevage je ne détaillerai pas les étapes où les efforts à faire dans les étapes suivantes parce que là aussi au niveau français le modèle 2 d'analystes quantitatifs de risque qui a été utilisé et les données qui ont aliments alimenter ce modèle ont montré aussi qu'en réduisant la concentration dans les animaux vivants de 2,5 log on pourrait réduire le risque de 93% donc même si c'est des estimations que ce soit au niveau européen au niveau français ce sont deux modèles différents avec des données plus ou moins différentes mais qui aboutissent à une conclusion identique c'est pour ça je limiterai aujourd'hui la discussion sur les moyens de lutte au niveau de l'élevage mais ça veut pas dire que les autres étapes sont à négliger c'est à dire l'abattoir et la distribution et même le consommateur donc les moyens de lutte au niveau de l'élevage on peut les regrouper en trois grandes catégories soit agir au niveau de la des mesures de biosécurité soient ajoutés dans l'alimentation animale des additifs qui l'a aussi peuvent on peut les enfin on peut les regrouper sous de très grandes familles les acides organiques les probiotiques les prébiotiques et c est aussi la vaccination donc je ne recevrai pas toute l'histoire que je vous ai présenté en 2015 je fais des conclusions rapides pour vous détailler la partie vaccination donc en termes de d'additifs alors pas à privilégier je m'explique pas ce que beaucoup d'études ont été réalisées beaucoup aussi par nos équipes à lens est ce qu'ils ne sont pas concluantes au fait en matière de robustesse de l'utilité de privilégier cette solution sur le terrain pourquoi parce que les animaux ne répondent pas tous de manière identique on a une variabilité très importante dans les lots quand on rajoute un additif même si au bout du compte on a une réduction moyenne qui peut atteindre 2 log mais la répétabilité on n'a pas pu la confirmer et donc c'est une piste au moins pour le moment qui n'est pas à privilégier seul peut-être en combinaison avec d'autres éléments de biosécurité par exemple la biosécurité au fait on y est revient beaucoup pourquoi parce que on pense qu'à court terme c'est des solutions qui peuvent être mises en place rapidement bien sûr quand on trouve que en faisant comme ça on pourrait obtenir un tel résultat donc aussi en attendant les années on va dire à court terme des propositions dans ce sens donc quant à la vaccination alors on va voir si c'est un espoir et une solution prometteuse à retenir donc au cours des guerres à 2015 je vous avais montré les différents types de vaccination qui était en cours recenser de la bibliographie au fait sous plusieurs formes de vaccins utilisés durant cette période qui ont montré c'était des études au niveau expérimental ya aucune vaccination aujourd'hui contre campylobacter dans les élevages donc globalement qui ont montré une protection partielle et dont les inconvénients qu'on retrouve pour les additifs on les retrouve et aussi au niveau des maxi de la vaccination la non reproductibilité des essais d'une fois à l'autre et puis la méconnaissance aussi du système immunitaire des animaux donc à l'époque nous avions démarré un projet européen qui s'appelait campe libro qui a réuni un consortium de plusieurs partenaires et sur cette partie de vaccination lens s était porteur en impliquant plusieurs équipes de l'ansès de ploufragan l'unité qui travaillent sur l'hygiène et qualité des produits agricoles et pour saint donc laboratoire national de référence pour les campylobacters une unité spécialistes sur la vaccination génétique viral et biosécurité et le service d'expérimentation animale puisqu'on a eu recours de faire des essais en animalerie donc nous avons basé notre travaux sur un concept qui était nouveau qui s'appelle la vaccinologie inverse donc ce que je vais vous présenter sont aussi les travaux d'une autre thèse sur campylobacter dans l'équipe donc ce concept vaccinologie inverse brièvement consiste à partir à explorer de manière bioinformatique un génome connu si on l'appliqué à campylobacter directement c'est à dire on part du génome de campylobacter qui code pour des protéines qui peuvent être des antigènes potentiel pour un vaccin et par des analyses bioinformatique très orienté paramètre immunologiques et cetera on arrive à cribler et à réduire ou à focaliser la sélection vers des gens qui gênent très puissant qui reste à prouver mais nouveau qui ne sont pas décrits et qui peuvent être utilisées donc pour le développement d'un vaccin vis-à-vis de campylobacter et en dernière étape donc avant d'aboutir à ce chiffre donc en partant de 1758 gêne et en passant les différentes étapes de criblage on est arrivé à 14 et ses 14 donc ont été recherchées sur une centaine de deux génomes de campylobacter pour voir s'ils sont présents et s'ils peuvent être utilisées comme vaccin parce que si ce n'est utilisée que si on le retrouve que dans une seule souche c'est pas la peine d'aller développer un vaccin cinq minutes elle est trois je vais vite je vais accélérer donc voici ses 14 molécule qu'on a retrouvée et donc tout le processus est déjà publiées pour les plus curieux et donc après ce processus de prédiction nous avons voulu montrer ou prouver que ça peut être concrétisé donc nous avons développé un protocole expérimental sur du poulet de chair qui nous a pris plus d'un an à optimiser brièvement ça consiste à appliquer de vaccination une à cinq jours une à 7 jours une première fraction vaccinale basée sur de l'adn suivi 12 jours par une vaccination dont la fraction et protéines on affecte les animaux par l'as une semaine après soit 19 jours et puis on prélève et du sang pour le suivi immunologie et des cdc cas pour le suivi de la colonisation donc on est partie des 14 molécule identifié on a choisi six pour démarrer les huit autres restant à tester rapidement donc il a fallu produire ces vaccins partir donc de la prédiction à la production donc un schéma assez complexe pour produire la première partie qui est le vaccin adn suivi donc d'une deuxième partie qui est la production du vaccin la partie protéique et donc ensuite nous avons appliqué le protocole que je vous ai montré une vaccination à cinq jours poulets de chair suivi d'une vaccination à douze jours une semaine après et puis des prélèvements tout au long ce qui est important ici c'est de vous montrer qu'à la fin de la durée de 2 laissait donc on a essayé de se rapprocher du terrain un essai de 42 jours on a pu démontrer que ces six vaccins nouveaux vaccins ont tous déclencher une réaction immunitaire chez les animaux a plus ou moins un niveau important et quand on les teste quand on suit l'évolution de campylobacter dans les ces cas on a pu démontrer pu trouver que quatre molécules sur six présente des résultats de réduction intéressant je retiendrai plus tôt ces trois là qui ont pu induire jusqu'à 4 log de réduction au cours de cet essai donc là encore ces travaux sont publiés de manière très détaillée si vous souhaitez avoir plus d'informations que des résultats très satisfaisants même si je ne vous cache pas qu'en répétant cet essai avec les molécules les plus prometteuses nous avons été confrontés à un problème de significativité c'est à dire nous avons obtenu une réduction dans les lots traité mais par rapport aux témoins nous avons perdu un peu de significativité mais on a les explications pourrait le travail continue au fait la vaccine la vaccinologie inverse où la vaccination pour le moment c'est un moins c'est un moyen de lutte qui est à prévoir un moyen et à long terme parce qu'il reste à valider les résultats qu'on a obtenus les huit autres molécules à tester surtout valider ce travail au niveau du terrain chercher un mode de vaccination pratique pour vacciner des milliers de l'oiseau parce que là au cours de l'essai expérimental c'était un animal par animal par voir un train un intradermique donc voilà tout ça pour vous dire que le travail continue pour améliorer et aboutira un moyen de lutte qui peut être appliqué sur le terrain donc on a un nouvelle thèse qui continue qui va démarrer l'année en fin d'année les moyens de lutte à court terme pour conclure je me focalise sur la filière avicole parce que comme je vous ai montré il ya d'autres elle représente peut-être 50 % l'explication des cas qui sont liées à cette filière mais ça veut dire qu'il ya une autre moitié où il va falloir aussi explorer pour améliorer la la réduction de campylobactériose mais si on se focalise sur la filière avicole on attend un retour sur le critère qui a été mise en place et les premières données que julie et vous a montré donc voir si ça va impacter ne serait-ce qu'en mettant en place ce critère une diminution de campylobactériose parce qu'il ya un lien entre la quantité effectivement à tous les stades jusqu'à la manipulation par l'homme donc plus on a au début plus on a de la chance enfin où le risque que 28 une campylobactériose on attend aussi des résultats de projets qui vont explorer ce que je vous ai dit sur la biosécurité et au fait il y à un nouvel avis de l'efsa qui est en cours qui consiste aussi à revoir les connaissances depuis le dernier avis de 2011 est maintenant en se focalisant sur les interventions au niveau du terrain et la commission incite beaucoup à trouver une solution rapide fiable donc d'ici la fin de l'année peut-être que cet avis apportera plus d'éclairage les additifs je ne les excluent pas mais peut-être en combinaison avec d'autres mesures et bien sûr aujourd'hui je me suis focalisé sur les élevages mais n'oublions pas que tous les toutes les étapes de la chaîne sont concernés et les efforts doivent concerner justement tous les acteurs et toutes les étapes de la chaîne et pour finir je voudrais remercier les équipes qui ont particulièrement travaillé sur la vaccination donc les trois équipes de l'inceste et le financement par la commission de ce projet merci